GREVES vs HANDICAP

14 novembre 2008

Comme en novembre 2007, les Ă©vènements qui vont marquer la Semaine pour l’emploi des personnes handicapĂ©es risquent d’ĂŞtre sĂ©rieusement perturbĂ©s par les grèves.

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Pour ajouter Ă  la confusion “des perturbations très importantes” annoncĂ©es par Air France, du vendredi 14 novembre au lundi 17 Novembre, et insensibles Ă  l’impact dĂ©sastreux de leur dĂ©cision sur la vie quotidienne et l’emploi des personnes handicapĂ©es, le syndicat Fgaac, deuxième organisation salariale chez les conducteurs de la SNCF, et la CFDT ont appelĂ© Ă  une grève reconductible Ă  partir du mardi 18 novembre Ă  20H00.

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ADHERE RH qui organise et anime cette semaine-lĂ  une ConfĂ©rence/ DĂ©bat sur “l’emploi des personnes handicapĂ©es dans les secteurs Culturels, Loisirs et Touristiques”, qui intĂ©resse et concerne au premier chef les secteurs des transports aĂ©riens et ferroviaires tient Ă  prĂ©senter, par avance, ses excuses Ă  celles et ceux qui ne pourront se joindre Ă  nous.

LES DISCRIMINATIONS ET L’ÉCOLE RÉPUBLICAINE

10 novembre 2008

La récente publication des résultats de l’étude intitulée « Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires », réalisée pour le compte de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE), par  l’Université  Paul  Verlaine de  METZ, sous la direction de Pascal Tisserant et Anne-Lorraine Wagner, est un pavé dans la marre.

Comme le précisent leurs auteurs, de telles études dans le contexte français sont d’une part rares et se limitent, dans la plupart des cas, au critère de sexe, ou au critère d’origine, et, d’autre part,  portent exclusivement  sur les manuels d’une discipline ou deux.

Par ailleurs, les études ne cherchent pas à comparer la problématique des stéréotypes d’une matière à l’autre, et sur un grand nombre de niveaux d’études.

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En comparaison, cette remarquable étude exhaustive expose les résultats liés à la représentation des femmes, des minorités visibles, des personnes en situation de handicap, des personnes homosexuelles et des seniors, dans les manuels scolaires.

Soit 29 manuels allant de la 6ème à la terminale, à partir d’une triple démarche méthodologique : cognitive, juridique, et psycho sociologique.

Alors, quels en sont les résultats ? Eh bien, ils sont tout simplement édifiants.

“Les programmes ne mettent pas la Lutte contre les Discriminations au centre de l’Ă©ducation”, a dĂ©clarĂ© Louis Schweitzer, le prĂ©sident de la Halde. Il a prĂ©cisĂ© que les manuels scolaires n’étaient ni racistes, ni sexistes, mais qu’ils reflĂ©taient la sociĂ©tĂ© d’hier plutĂ´t que la sociĂ©tĂ© d’aujourd’hui ou celle de demain.

Voilà bien résumée la triste banalité de la problématique des discriminations.

Parmi les tristes constats Ă©tablis par la Halde Ă  la lecture des rĂ©sultats de l’étude qu’elle a commanditĂ©e, remarquons ceux-ci : les stĂ©rĂ©otypes sont dĂ©valorisants pour les femmes et les personnes d’origine Ă©trangère, et le handicap est rarement Ă©voquĂ©. Lorsqu’elles sont reprĂ©sentĂ©es, les personnes handicapĂ©es ne le sont jamais dans une situation ordinaire.

Quant Ă  l’image des seniors vĂ©hiculĂ©e par les manuels scolaires, elle renvoie Ă  la maladie et Ă  la dĂ©gĂ©nĂ©rescence du corps ; l’orientation sexuelle pour ce qui la concerne est tout simplement inexistante ;  les personnes d’origine Ă©trangère sont gĂ©nĂ©ralement reprĂ©sentĂ©es en situation de pauvretĂ© et de grande difficultĂ©.

Arrêtez, n’en jetez plus !

“Il faut changer les reprĂ©sentations (…) afin de donner une image en ligne avec l’ambition qu’on a pour la sociĂ©tĂ©”, a affirmĂ© M. Schweitzer.

Et de demander  Ă  l’Education nationale que la Lutte contre les Discriminations, c’est-Ă -dire la prĂ©vention,  soit prĂ©sente dans tous les programmes de la 6ème Ă  la terminale, et que les enseignants soient pour le moins sensibilisĂ©s, sinon formĂ©s.

Les nombreux acteurs qui oeuvrent et luttent au quotidien, parfois pour certains courageusement et de manière obscure, dans les champs de la diversité et des discriminations en entreprise, ne seront pas autrement étonnés de la publication de ces résultats.

Comme les consultants spécialisés, les experts et sociologues, ils savent bien que les discriminations représentent un processus systémique et dynamique. Cela signifie, que lutter contre les discriminations exige un long et patient travail de déconstruction des représentations.

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Combattre les préjugés qui sous-tendent ces représentations en entreprise nécessite d’agir par conséquent, en amont,  sur la légitimité que leur donnent les institutions les plus prestigieuses de la République, à commencer par l’école et, au plus haut niveau, l’Etat lui-même.

Le marché de l’emploi prétendument fondé sur les principes de l’égalité des chances continue, en réalité, de se définir à bien des égards, malgré les progrès et les avancées indéniables, à partir d’indicateurs fondés sur les discriminations.

Bien que chacun ait conscience de l’existence de ces discriminations, c’est un secret de Polichinelle, - on parlera ici de « plafond de verre », lĂ  de  « discriminations invisibles » par exemple – force est de constater que le marchĂ© de l’emploi constitue un lieu privilĂ©giĂ© de comportements et de pratiques discriminatoires.

CULTURE, LOISIRS, TOURISME ET HANDICAP

31 octobre 2008

L’étymologie du mot tourisme nous en laisse entrevoir les prémices. Créée au 18ème siècle et insufflée par la population britannique bourgeoise, la tendance du «Great Tour », représentait une pratique élitiste dont le concept était l’ouverture de l’esprit par la découverte de nouvelles cultures pendant une période donnée généralement à la fin du parcours universitaire.

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Le premier choix de destination fut la France.

En effet, la multi culturalité, la possibilité de découvrir la quasi-totalité des types de paysages (littoral, montagnard, rural et enfin urbain), la position géographique européenne carrefour et enfin, l’échelle humaine du pays constituaient un ensemble d’arguments faisant de la France une destination incontournable.

Ensuite, le tourisme se popularisa peu à peu, il devint une demande de vacances émanant de l’ensemble de la population et finit par être, au 20ème  siècle,  considéré comme un droit dû à chacun.

Les loisirs sont devenus des composants identitaires permettant de se différencier voire de se réaliser.

Le « tourisme et handicap », ou tourisme adapté, ne se développe pas pour autant à la même vitesse que le tourisme dit « de masse ». Ce n’est qu’en 2001, que le label « Tourisme et Handicaps » voit le jour afin d’assurer un niveau de qualité et d’accessibilité dans les sites touristiques.

Cependant, en visant l’efficacité, le changement ne doit-il pas être à la fois externe et interne ? L’insertion professionnelle des travailleurs handicapés dans les secteurs du tourisme, des loisirs et de la Culture est aujourd’hui une pratique peu répandue ou peu communiquée.

L’obligation d’emploi d’emploi de 6% de la loi 1987, obligeant toutes les entreprises de plus 20 employĂ©s en Ă©quivalent temps plein, a permis d’instaurer un dĂ©but de nouvelle approche du recrutement.

Le mouvement n’est cependant pas unanime.

La conférence que le Cabinet ADHERE RH  anime le 18 Novembre 2008, « L’emploi des travailleurs handicapés dans le secteur du Tourisme et des Loisirs et de la Culture », sera l’occasion de mettre en lumière ces enjeux.

adapt-blog.gifElle sera organisée à Paris dans le cadre de la 12ème Semaine pour l’emploi des personnes handicapées.

En partenariat avec l’Association HF Égalité, et avec le soutien du Conseil Régional de l’Ile de France.

 

Référencée sur le Site de l’ADAPT, elle sera la scène d’échanges et de témoignages nous permettant d’appréhender concrètement la synergie des compétences professionnelles de la Culture et du Tourisme avec le handicap.

Avec notamment la participation de :

Philipe CONSOLINO, Université des Sciences Sociales de Toulouse, Sociologue, Enseignant-chercheur, Professeur agréé de l’IPST-CNAM, Chargé de Recherches au LEREPS-GRES

Alice LOPEZ, Centre d’Orientation Sociale et Centre de Réadaptation Professionnelle et de Formation (COS –CRPF), Conseillère en Insertion

Jean-Paul PERBOST, Centre des monuments Nationaux (CMN), ConfĂ©rencier et Responsable de l’Antenne pour le public sourd.

Et le grand témoignage de :

Anne RADOVICK, CLUB MED,  Chargée de Mission Handicap

Josef SCHOVANEC, Association ASPERGER AIDE de France, Secrétaire Général

Nous serons amenés à constater que L’Emploi de Travailleurs handicapés dans les secteurs de la Culture, des Loisirs et du Tourisme comporte de nombreux enjeux : une valorisation de l’image parfois controversée du tourisme, une approche diversifiée du management dans les entreprises des loisirs, et une nouvelle conception des divertissements culturels et touristiques adaptés, permettant une ouverture vers de nouveaux marchés.

Justine SERVANT - ADHERE RH - Consultante RH

FAIM, VIOLENCE, DROITS DE L’HOMME : DESTINS CROISÉS

16 octobre 2008

Trois anniversaires se télescopent sur l’agenda décidemment très chargé des événements et des rendez-vous  internationaux, avant que la tourmente bancaire et financière ne vienne tout remettre en question.

la Faim, la Violence, et les Droits de L’Homme se disputent les honneurs des grands de ce monde.

Côté faim d’abord. La journée mondiale de l’alimentation a été célébrée mercredi 15 octobre dans plus de 150 pays, sur le thème de « la sécurité alimentaire mondiale », alors que la faim progresse de façon alarmante dans le monde.

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Décidée en 1979 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la journée mondiale de l’alimentation, en est à sa 28ème édition.

En France, l’ONG Action contre la Faim a invitĂ© toutes les personnes de bonne volontĂ© Ă  se figer (freeze) pendant quelques minutes dans une vingtaine de villes en France, parmi lesquelles Angers, Brest, Caen, Cherbourg, Nantes et Rennes, afin de  « symboliser l’immobilisme qui laisse des millions d’enfants mourir ».

Jacques Diouf, Directeur GĂ©nĂ©ral de la FAO, a dĂ©clarĂ© que la faim dans le monde touchait aujourd’hui de 923 Ă  925 millions de personnes contre 850 millions avant la flambĂ©e des prix et les Ă©meutes qui l’ont suivie au printemps 2008.

Le Directeur GĂ©nĂ©ral de la FAO n’y est pas allĂ© de main morte. Il a montrĂ© du doigt les dirigeants du monde et les a accusĂ©s d’avoir ignorĂ© les avertissements lancĂ©s par la FAO ; il a affirmĂ© que ni leur volontĂ© politique ni les moyens n’étaient au rendez-vous afin de faire face aux enjeux de la faim dans le monde.

L’investissement dans l’agriculture entre 1980 et 2006 est tombĂ© de 17% Ă  3% selon la FAO, alors que la population mondiale a augmentĂ© durant cette pĂ©riode de 78,9 millions chaque annĂ©e !

En aoĂ»t 2007, le Programme alimentaire mondial  avait annoncĂ© la mise en oeuvre d’un programme d’aide pour lutter contre la crise alimentaire de 142 millions d’euros dans 16 pays particulièrement touchĂ©s par la faim.

La crise alimentaire mondiale rend de plus en plus illusoire l’un des principaux objectifs du « Développement pour le Millénaire » (OMD) adopté par l’ONU en 2000.

L’aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis 40 ans.

Sait-on par exemple que les biocarburants ont privĂ© le monde de 100 millions de tonnes de cĂ©rĂ©ales comme le maĂŻs ou le blĂ© qui pourraient servir Ă  l’alimentation ?

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Côté violence ensuite. Autre anniversaire, autre célébration, à New York, l’Assemblée Générale des Nations Unies a célébré le 2 octobre 2008 la deuxième édition de la journée internationale de la non-violence

« Puisse le Mahatma Gandhi nous inspirer dans l’accomplissement de notre mission », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.

« C’est une journée très importante, dont le but principal est de nous inviter tous à réfléchir sur la méthode de lutte utilisée par l’un des plus grands êtres humains de toute l’histoire, Mahatma Gandhi, afin d’obtenir la libération de l’Inde », a déclaré pour sa part le Président de la soixante-troisième session de l’Assemblée générale, M. Miguel d’Escoto Brockmann (Nicaragua).

Évoquant les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en particulier l’éradication de la pauvreté et de la faim, le Ministre a rappelé que, pour Gandhi, « la différence entre ce que nous faisons et ce que nous sommes capables de faire suffirait à résoudre la plus grande partie des problèmes du monde ».  Cette différence énorme devrait nous stimuler pour les sept ans qui restent avant l’échéance de 2015 pour réaliser les OMD, a souligné M. Mukherje, Ministre des affaires étrangères de l’Inde.

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CĂ´tĂ© Droits de L’Homme pour terminer.

On voudrait croire de toutes ses forces que les Journées internationales de la non-violence  et de l’alimentation puissent revêtir cette année, en pleine crise financière, une importance particulière.

Tandis que l’on célèbre  le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme.
 

CAPITALISME FLAMBOYANT ET RSE CHANCELANTE

8 octobre 2008

La vague sans précédent de faillites d’institutions qui s’est abattue et continue de s’abattre sur la planète financière, et qui avait commencé – l’aurait-on oublié ? - le 18 juillet 2007, avec la Bear Stearns, première victime de la crise des subprimes (prêts hypothécaires), aux Etats-Unis, provoque panique et désarroi.

Les bourses du monde entier plongent, la défaillance généralisée du système bancaire mondial ne cesse d’inquiéter les investisseurs, les épargnants s’affolent, les agences de notations sont sévèrement critiquées, les gouvernements et chefs d’état se mobilisent …

Le capitalisme semble en crise, et l’on s’interroge.

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Au-delà des plans de sauvetage – 700 milliards de dollars, rien qu’aux USA -  des nationalisations, ainsi que du coût réel ou supposé de ces dernières, voire de l’impact de ceux-ci et de ceux-là, en termes d’efficacité à court, moyen, ou long terme, au-delà même des polémiques relatives aux responsabilités individuelles de cette gigantesque débâcle, peut-on dire que l’on assiste à l’effondrement des fondements et concepts du capitalisme éthique ?

Les principes éthiques qui ont accompagné la naissance du capitalisme seraient-ils devenus obsolètes avec le capitalisme triomphant de la fin du XXème siècle et, surtout, le capitalisme flamboyant de ce début du XXIème siècle?

L’onde de choc de la crise atteindrait même – qui l’eût cru ? –, d’une part les clubs de football, et d’autre part, les oligarques russes installés à Londres !

On apprend ainsi, dans Le Monde daté du 7 octobre 2008, que les clubs anglais, premiers touchés par la crise financière, sont endettés ; que les banques Fortis, sponsors du club Anderlecht, et rachetés par BNP Paribas en Belgique et au Luxembourg, pourraient réduire de façon drastique les budgets footballistiques; mais également que « la baisse du pouvoir d’achat des supporteurs (horreur !) inquiète les clubs. »

En France, peut-on croire que la mise en place du « Code de gouvernance » concocté par le MEDEF, et qui prévoit notamment la mort des parachutes dorés, ces indemnités de départ généreusement allouées aux patrons qui ont lamentablement échoué, va bouleverser les notions de comportement éthique ?

On entend de partout l’urgent et pathĂ©tique appel Ă  plus de rĂ©gulation.

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Difficile de rester confiant lorsqu’on constate que même l’élaboration tant attendue de la norme internationale « ISO 26000 » dont l’un des objectifs est de clarifier le concept et la démarche de RSE et de définir une terminologie commune à tous les pays du monde pose problème, et prend du retard.

Car, comme l’a souligné Frédéric Tiberghien, Président d’honneur de l’ORSE (Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises), « la définition de ce qu’est la responsabilité sociétale diffère fortement selon les pays et les cultures, et donne lieu à des débats interminables (…) ».

On espère de tout coeur que ces débats vont trouver une issue favorable pour le bénéfice de tous, et que finalement ce n’est que reculer pour mieux sauter.

Pas dans le vide comme en 1929.

 

PERFORMANCE VS DIFFÉRENCE

30 septembre 2008

52, ce nombre sorti de son contexte ne veut rien dire. Pourtant il représente des mois, voire des années, de travail, d’entraînement intensif, et de remise question.

52, c’est le nombre de médailles rapportées par la Délégation Paralympique Française présente à Pékin pour la XIIIème édition de ces Jeux, soit 12 médailles de plus que la délégation des athlètes Olympiques.

Coïncidence ou non, 12 est précisément le nombre de titres olympiques remportés cette année par des athlètes  handisport dont les capacités physiques, morales, et humaines ne sont plus à démontrer.

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C’est ce que s’évertue à faire la Fédération Française Handisport et ses sportifs depuis sa création en 1977.

Issue à l’origine de l’Association des Mutilés de France créée en 1954, elle devient en 1963 la Fédération Sportive des Handicapés Physiques de France, avant de devenir la FFH.

Les Jeux Paralympiques ont beaucoup évolué depuis leur première édition de Rome en 1960.

Parmi les changements les plus récents, citons deux événements :

D’une part, l’exclusion des olympiades des compétitions pour handicapés mentaux depuis 2000, au regard de la trop grande difficulté à déterminer le niveau de déficience intellectuelle, et afin d’éviter tout risque de tricherie.

D’autre part, la création depuis 2002, d’un seul et même Comité d’Organisation des JO pour valides et pour personnes handicapées, soit en 2008 le BOCOG (Beijing Organizing Committee for the Olympic Games), afin de ne plus différencier les épreuves et les athlètes.

Mais revenons un peu sur les résultats de cette année à Pékin.

Comment expliquer que les athlètes handisports réussissent mieux que les athlètes « valides » ? Faut-il y voir une plus grande volonté de la part des premiers ?

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Nous serions tentés de le penser, lorsque l’on assiste notamment à des épreuves où même la meilleure nageuse française a affiché son manque de forme, son découragement, à moins qu’il ne s’agisse d’une déprime.

Trop gâtée Laure Manaudou … ?

Le sport est souvent perçu par les athlètes handicapés comme un moyen de se surpasser.

Le sport a cet avantage qu’il permet de faire tomber les idées reçues, de fédérer les personnes autours d’un objectif commun, dans le respect des règles, et de l’autorité (l’arbitre).

D’où son usage comme outil de sensibilisation dans les entreprises.

Lorsqu’on n’a pas la chance de faire partie de ces sportifs de haut niveau qui sont payés à coup millions de millions d’euros par leurs sponsors, il ne nous reste plus que la hargne et le désir de vaincre afin de réussir et de se faire une place dans un monde où il est encore, aujourd’hui, difficile d’être « différent  ».

Il n’y a qu’à comparer la couverture médiatique des Jeux Paralympiques par rapport à celle des Jeux  Olympiques.

On apprécierait que la transmission télévisuelle des prochaines Para Olympiades de 2012 à Londres soit assurée en prime time.

Une prĂ©cision de taille : Sait-on qu’il a fallu attendre les Jeux de 2008 pour voir  les athlètes  Handisports mĂ©daillĂ©s français rĂ©compensĂ©s par des primes Ă©gales Ă  celles des athlètes valides ?

Geoffrey MOIREAU – ADHERE RH – Consultant RH

POUR DES UNIVERSITÉS ACCESSIBLES

23 septembre 2008

C’est la rentrée. Une nouvelle année scolaire et universitaire commence.

Selon les classes intégrées, des choix qui orienteront le reste du parcours devront être faits. En effet, la classe de 4ème peut être technologique ou générale, le lycée comporte des dizaines de voies de spécialisation soit dans les filières pro, soit dans les voies générales, les universités se déclinent en autant d’options que de thèmes imaginables.

Une palanqué de questions se posent : Quelles envies ? Quelles facilités ? Quelle carrière ?

D’autres facteurs rendent l’orientation encore plus compliquée. Des diplômes sont exigés aujourd’hui sur le marché du travail ! La majorité des annonces le stipule, les employeurs cherchent des compétences reconnues, voire de l’expérience. Les études sont donc de plus en plus longues et les grades de sorties d’universités comptent souvent des masters au niveau BAC+5.

Parmi ces étudiants, on trouve des personnes en situation de handicap voulant suivre un enseignement universitaire ou une formation professionnelle.

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Or, les chiffres sont là, sur 840 000 travailleurs handicapés un tiers n’est titulaire d’aucun diplôme, et seuls 12% possèdent un diplôme d’enseignement supérieur.

Les demandes des entreprises de personnes surdiplômées ne correspondent donc pas au vivier existant. En conséquence, l’intégration professionnelle de personnes souffrant d’une déficience est relativement difficile.

Ce constat met un lumière un problème majeur : l’accessibilité du milieu universitaire français.

En effet, les universités n’étant pas accessibles, les obstacles à la poursuite des études se trouvent multipliées pour les personnes déficientes. Des aménagements des bâtiments sont nécessaires afin de respecter le principe d’égalité des chances énoncé dans la loi du 11 février de 2005, et permettre à chacun d’accéder au niveau de scolarisation de son choix.

L’ouverture des universités pour tous a néanmoins commencé. Une charte Handicap/Université signée en 2007 prévoit la mise en place de dispositifs d’accueil pour les étudiants handicapés. De plus, la mise aux normes d’accessibilité des locaux recevant du public a été fixée en 2015, date limite.

Les études supérieures seront bientôt - enfin! - accessibles au plus nombre.

Justine SERVANT - ADHERE RH - Consultante Accessibilité et Handicap 

ACTUALITÉS RSE

12 septembre 2008

La responsabilitĂ© sociale des entreprises est une dĂ©marche suffisamment riche et complexe, c’est-Ă -dire multiforme, pour se prĂŞter Ă  toutes sortes de dĂ©veloppements, fussent-ils parfois les plus inattendus.

Nous en voulons pour preuve la forte actualité qui a fait la une des médias durant la période estivale du mois d’août et celle du début septembre.

Où l’on apprend tour à tour, et pêle-mêle, qu’une étude de WWW-UK paru fin 2007 cherche à démontrer à l’Industrie du Luxe son intérêt à s’engager dans une stratégie RSE ;

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Que les grandes fortunes – plus de 1 million d’euros sous gestion, rien moins que cela  -  ont compris tout l’intérêt qu’elles avaient à placer leurs actifs dans des investissements socialement responsable;

Qu’une norme internationale, ISO 26000, dont la finalisation est programmée pour 2010, et ayant pour objectif la traduction de la RSE en une série de règles pratiques, est en voie de gestation;

Et que vient de sortir un livre intitulé « Ce que le bouddhisme peut apporter aux managers » , éd. Vuibert, signé par le leader spirituel du Bouddhisme, et chef du gouvernement tibétain en exil, le Dalaï Lama, et Laurens van den Muyzenberg;

L’ouvrage explore les apports du bouddhisme aux rôles et missions du manager. Parmi les sujets abordés, les thèmes sociétaux tels que la pauvreté et l’environnement.

On s’étonne à peine des résultats de l’enquête réalisée par le Forum Européen d’investissement socialement responsable, Eurosif, rendue publique le 2 septembre, selon lesquels les plus grandes fortunes d’Europe ont placé 8% de leurs actifs dans des investissements socialement responsable en 2007, soit la coquette somme de 540 milliards d’euros.

Une récente étude d’IBM, auprès de 1130 PDG de grandes d’entreprises de 40 pays, couvrant 32 secteurs d’activité, ne montrait-elle pas, en effet, que ceux-ci comptaient augmenter de façon considérable – près de 25% -  leurs investissements dans la responsabilité sociale au cours des trois prochaines années ? 

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Personne n’est dupe.

Il est clair que l’intérêt de plus en plus croissant des grandes fortunes pour l’investissement socialement responsable n’est pas seulement motivé par des préoccupations éthiques.

Le retour sur investissement paraît plus que prometteur, au vu des mutations profondes auxquelles on assiste, qu’il s’agisse de la flambée du prix du pétrole ou de la montée en puissance des énergies alternatives.

On a gardĂ© la nouvelle la plus surprenante de l’Ă©té pour la fin :

Figurez-vous que l’armée chilienne vient de publier son premier rapport de responsabilité sociétale - qui rend compte de « la contribution institutionnelle de l’armée au développement économique, social et environnemental du pays. »

Vous avez bien entendu. On vous le jure, ce n’est pas un canular. Pinochet s’il Ă©tait encore parmi nous serait, Ă  tout sĂ»r, mort de rire.

Ah, si les toutes les armĂ©es se mettaient Ă  la RSE, nul doute que l’avenir du monde s’annoncerait radieux. On aimerait tant connaĂ®tre l’avis du DalaĂ® Lama sur ce sujet. 

SEXE, GENRE ET ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

27 août 2008

L’Égalité Professionnelle est un enjeu sociétal de l’entreprise, et lorsqu’on parle d’Égalité Professionnelle on doit toujours garder présent à l’esprit, au risque de s’égarer ou d’être hors sujet, l’indispensable distinction entre deux termes : le Sexe d’une part, le Genre d’autre part.

Le Sexe est une détermination biologique avec ses caractéristiques anatomiques et génétiques ; tandis que le Genre renvoie l’individu à son rôle social, ses attitudes et ses comportements.

Le Sexe ne varie pas d’une société à une autre, d’une culture à une autre, voire d’une époque à une autre, ce qui n’est pas le cas du Genre.

S’agissant de l’Ă©galitĂ© des genres, par consĂ©quent, il ne s’agit rien moins que d’avancer le principe universel suivant : tous les ĂŞtres humains sont en droit, quel que soit leur sexe, de dĂ©velopper librement leurs aptitudes et de faire des choix sans que la sociĂ©tĂ© leur impose des rĂ´les et des fonctions ou limite leur champ d’aspirations.

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Qu’ils soient femmes ou hommes, tous les êtres humains ont droit à la même considération, au même traitement.

Ce qui ne signifie pas que les femmes et les hommes sont identiques ou qu’on vise à faire en sorte qu’ils le deviennent.

Ce qui représente une erreur d’interprétation fort commune, ou un piège grossier dans lequel on voudrait nous entraîner, voire une utopie.

L’un des premiers objectifs d’un projet de société visant à instaurer l’Égalité Professionnelle est, d’une part de prendre en compte la différence historique des traitements sociaux des femmes et des hommes, et, d’autre part, de prendre des mesures afin de corriger et de compenser celle-ci, en termes de droits, d’avantages, et d’opportunités.

Entendons-nous bien. Le traitement des femmes et des hommes, puisqu’ils ne sont pas identiques - n’ayant pas les mĂŞmes besoins notamment - ne peut pas ĂŞtre identique non plus. Il se doit en revanche d’être Ă©quivalent, toujours en termes de droits, d’avantages et d’opportunitĂ©s, mais Ă©galement et cela va sans dire d’obligations.

C’est dans ce cadre méthodologique, plus que philosophique, que notre Cabinet organise et anime en partenariat avec l’Association HF Egalité, et le soutien du Conseil Régional d’Ile de France, une conférence/Débat « Égalité Professionnelle : Mythes et Réalités » le 18 septembre 2008, à PARIS, de 9h00 à 12h00.

Avec notamment la participation de : ValĂ©rie BENHAIM - Groupe CASINO - Responsable Recrutement - Direction Insertion et SolidaritĂ©; Barbara BULLIOT - TB Gestion Juridique - Juriste Experte en Droit Social; Michel DAVID - Ville de Roubaix - Directeur GĂ©nĂ©ral Adjoint en charge de la Mission DiversitĂ©; Claire DESAINT - Consultante en EgalitĂ© Professionnelle - Conseillère Technique de 2002 Ă  2004 au Cabinet de Nicole AMELINE, Ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la paritĂ© et Ă  l’ÉgalitĂ© Professionnelle.

Conférence gratuite, sur invitation.

Information et inscription : contact@adhere-rh.com

MIGRATIONS ET PLANTES GRIMPANTES

13 août 2008

En cette période estivale, où tout un chacun profitant de vacances sans nul doute bien mérités, évacue le stress accumulé durant de longues semaines voire de longs mois, et tente de  se rapprocher de Mère Nature afin de se ressourcer – la campagne ou la mer pour les uns, la forêt ou la montagne pour les autres - il n’est pas interdit d’aborder des questions qui, de prime abord, ne semblent peut-être pas relever de nos préoccupations quotidiennes, mais à y regarder de plus près nous concernent tous au plus haut point, et de la façon la plus grave qui soit.

Car, on apprend que la revue Science vient de publier dans son numéro daté du 27 juin 2008 les conclusions d’une étude relative à la migration des plantes.

Ah, la belle affaire nous diriez-vous ! Pensez-vous qu’il soit bien utile de nous arracher Ă  la douce torpeur estivale pour des considĂ©rations aussi secondaires ? 

Pourquoi nous alarmer de la sorte ? Qu’est-ce que cela peut nous faire ? Et d’abord, ces questions peuvent-elles intĂ©resser quinconque, Ă  l’exception de quelques scientifiques ?

Imaginez-vous, qu’on observe dans la migration des plantes d’étranges phĂ©nomènes, et d’Ă©tranges comportements.

Là, on sent votre impatience, sinon votre exaspération. Bon, très bien, et alors ?

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Eh bien voilĂ . Selon l’Ă©tude menĂ©e par des chercheurs d’AgroParisTech (Institut des sciences et industries du vivant et de  l’environnement), de l’universitĂ© catholique du Chili, et du CNRS, que rapporte le Site cdurable.com, qui ont observĂ© la rĂ©partition de 171 espèces vĂ©gĂ©tales, il s’avère que les plantes migrent en altitude en rĂ©ponse au rĂ©chauffement climatique.

On ne plaisante pas du tout, et il ne s’agit nullement d’un canular, encore moins du scĂ©nario d’un film science fiction de sĂ©rie B.

On est trĂ©s sĂ©rieux contraire. Les plantes ont trop chaud, les plantes Ă©touffent, elles ont besoin d’air, elles cherchent dĂ©sespĂ©rĂ©ment de la fraĂ®cheur. Elles ne cessent de prendre de la hauteur - littĂ©rallement - c’est Ă  dire de grimper, Ă  une vitesse considĂ©rable. On ne parle pas de quelques centimètres, mais de 29 mètres tous les dix ans! Vous avez bien entendu.

Les plantes, mais également les mousses, les fougères et les herbacées, qui elles grimpent à un rythme beaucoup plus élevé - 85 mètres en moyenne ! – cela parait inimaginable ! élisent de plus en plus domicile en altitude.

Bien que toutes les espèces observées ne grimpent pas à la même vitesse, l’étude ne laisse aucun doute : elles sont toutes affectées par le réchauffement climatique et tentent de lutter pour assurer leur croissance et leur reproduction.

On se dit que le naturaliste anglais Charles Darwin, s’il Ă©tait encore parmi nous, ne manquerait pas de voir lĂ  l’illustration de la validitĂ© de ses thĂ©ories sur l’évolution, la sĂ©lection naturelle, et la lutte pour la vie.

Et à ce propos, on ne rĂ©siste pas Ă  l’envie de vous recommander la lecture, toutes affaires cessantes, de « La revanche de GaĂŻa », publiĂ© en 2007, écrit par un autre gĂ©nial scientifique britannique, Ă  savoir James Lovelock.

Celui que beaucoup de scientifiques à travers le monde placent au même niveau que Charles Darwin pour ce qui est de la connaissance des rapports des êtres vivants avec leur environnement, porte dans cet ouvrage un diagnostic sans ambiguïté et sans concession sur l’état de notre planète.

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James Lovelock nous prĂ©vient : les concepts du dĂ©veloppement durable arrivent trop tard, et nous allons faire face Ă  des catastrophes Ă©cologiques sans prĂ©cĂ©dent ainsi qu’à l’effondrement des civilisations.

Avant la fin du siècle, annonce t-il, des millions parmi nous auront disparu et les quelques humains encore fĂ©conds qui survivront habiteront le seul endroit oĂą le climat sera encore tolĂ©rable, l’Arctique.

Brrr … ça fait froid dans le dos, rien que d’y penser, et le parallèle avec la situation des plantes est frappant.

James Lovelock a-t-il raison ou tort ? Réponse dans quelques décennies. 

D’ici lĂ , les plantes et autre mousses, fougères et herbacĂ©es, auront atteint des sommets.