Archive pour la catégorie 'Ressources Humaines'

DD & RSE : Les Dirigeants et Managers de Demain

Lundi 12 juillet 2010

Il faut saluer comme un Ă©vĂ©nement les conclusions de la rĂ©cente Ă©tude intitulĂ©e « A New Era of Sustainability : UN Global Compact-Accenture CEO Study 2010 »,  menĂ©e par le Pacte Mondial des Nations Unies et le Cabinet de Conseil Accenture, selon lesquelles les chefs d’entreprises Ă  une trĂšs large majoritĂ© (93%) considĂšrent le DĂ©veloppement Durable, d’une part comme une composante clef de leur succĂšs, et, d’autre part, qu’il pourrait faire partie intĂ©grante du cƓur de mĂ©tier des entreprises d’ici moins de dix ans.

MenĂ©e auprĂšs de 766 dirigeants d’entreprises Ă  travers le monde, l’enquĂȘte vient opposer un dĂ©menti formel au scepticisme ambiant, voire le ras-le-bol exprimĂ© par de nombreux consommateurs, salariĂ©s, acteurs de la sociĂ©tĂ©, et autres experts, qui tendent Ă  penser que le DĂ©veloppement Durable (DD) et la ResponsabilitĂ© Sociale des entreprises (RSE) ne sont au pire qu’une idĂ©ologie ou une opĂ©ration de propagande, au mieux que le nouvel habit du capitalisme.

Se pourrait-il que les dirigeants prennent le DD au sĂ©rieux ? Se pourrait-il aussi que la crise et la rĂ©cession aient pu jouer un rĂŽle de rĂ©vĂ©lateur et de catalyseur ? On serait tentĂ© de le croire. Car,  s’ils sont aujourd’hui 81% Ă  affirmer que le DD doit tout naturellement trouver sa place au cƓur de la stratĂ©gie de l’entreprise, en 2007 -  soit une annĂ©e avant le dĂ©but de la crise -  ils n’étaient guĂšre que 50 % Ă  le penser.

DĂ©velopper la marque d’entreprise et, par voie de consĂ©quence, la marque employeur, retrouver la confiance, valoriser l’image, tels sont les objectifs que les dirigeants dĂ©clarent vouloir se fixer en 2010.

Parmi les cinq actions prioritaires que ces derniers ont dĂ©finies, selon le Site cdurable, afin de se donner les moyens d’atteindre ces objectifs, il y en a une en particulier qui doit attirer toute notre attention, c’est celle qui consiste Ă  assurer la formation des managers et des collaborateurs de demain, et favoriser l’émergence d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de dirigeants socialement responsable et consciente de la nĂ©cessitĂ© de rĂ©flĂ©chir Ă  des solutions collectives, visant Ă  faire face Ă  la vulnĂ©rabilitĂ© de la planĂšte et Ă  l’urgence dans la mise en Ɠuvre d’un comportement Ă©thique de l’entreprise.

VoilĂ  qui est, sans nul doute, mĂ»rement rĂ©flĂ©chi. Mais il ne faudrait pas s’arrĂȘter Ă  ce seul constat, ni surtout sous-estimer la tĂąche Ă  entreprendre.

Ayons l’honnĂȘtetĂ© d’admettre que, jusqu’à prĂ©sent, les dĂ©marches DD et RSE des entreprises se sont rĂ©sumĂ©es – les nombreuses enquĂȘtes et Ă©tudes semblent l’attester - d’une part Ă  un discours et une communication construits autour de l’exercice obligĂ© du Reporting, et, d’autre part, sur des actions centrĂ©es sur la thĂ©matique environnementale, au dĂ©triment des enjeux sociaux et sociĂ©taux.

DĂšs lors que l’on se donne la noble et grande ambition de former une nouvelle gĂ©nĂ©ration de managers, et de favoriser l’émergence d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de dirigeants, il est fort Ă  parier qu’il faudra dans ces conditions Ă©galement penser Ă  changer de paradigme, en l’occurrence passer d’un mode de Management «de» la RSE Ă  celui d’un mode de Management « par » la RSE.

Soit l’intĂ©gration du DD et de la RSE de maniĂšre transversale dans toute la gestion de l’entreprise, ainsi que la mobilisation autour de leurs objectifs des hommes, des femmes et des ressources.

L’efficacitĂ© d’un mode de Management par la RSE supposerait, en outre, la mise en place d’une organisation spĂ©cifique, visant Ă  favoriser la rĂ©alisation des diffĂ©rents projets, tout en assurant la pĂ©rennitĂ© de l’entreprise. Le Management par la RSE dĂ©finit les modalitĂ©s de cohabitation, d’association entre une organisation verticale par services et une organisation transversale par projets.

La mise en place d’un tel mode d’organisation et de management projetterait, Ă  coup sĂ»r, les entreprises bien au-delĂ  des codes, principes, chartes, labels, et autres certifications sur lesquels elles ont bĂąti leur stratĂ©gie DD et RSE. Ces diffĂ©rents outils leur ont certes permis de s’initier aux dĂ©marches du DD et de la RSE, et de valoriser leur image et leur lĂ©gitimitĂ© tant en regard des agences de notation que des consommateurs, leurs cibles privilĂ©giĂ©es. Mais ces outils n’ont-ils pas, dans une certaine mesure, montrĂ©s leurs limites?

L’organisation centrĂ©e sur le Management  par la RSE amĂšnerait les entreprises Ă  tout mettre en Ɠuvre, Ă  commencer par l’intelligence collective, afin de conjuguer deux logiques diffĂ©rentes, sinon apparemment  contradictoires, la logique du mĂ©tier qui conduit Ă  penser en termes de rentabilitĂ© et de performance,  et celle qui conduit Ă  penser en termes de responsabilitĂ© et d’éthique.

Quant Ă  la formation des dirigeants et managers de demain, les dirigeants actuels auraient tort de se faire du souci. Elle est dĂ©jĂ  en train de s’accomplir sous nos yeux. Pour ne parler que de la France,  dĂšs septembre 2006, une campagne de mobilisation et d’engagement des Grandes Ecoles et des UniversitĂ©s françaises a Ă©tĂ© lancĂ©e autour d’un objectif : « inciter et aider les Ă©tablissements qui forment les dirigeants de demain Ă  intĂ©grer progressivement le dĂ©veloppement durable Ă  leurs programmes. »

Depuis, le nombre d’établissements d’enseignement du supĂ©rieur ayant initiĂ© des projets DD a augmentĂ©. Mais le Grenelle de l’Environnement rend dĂ©sormais cette dĂ©marche obligatoire pour toutes les UniversitĂ©s et les Grandes Ecoles qui devront mettre en place un « plan vert ».

L’article 55 de la loi Grenelle 1 du 3 aoĂ»t 2009 indique, en effet, que « les Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur Ă©laboreront, pour la rentrĂ©e 2009, un « Plan vert » pour les campus. Les universitĂ©s et grandes Ă©coles pourront solliciter une labellisation sur le fondement de critĂšres de dĂ©veloppement durable ».  Des universitĂ©s ont dĂ©jĂ  mis en place des stratĂ©gies DD et certaines pratiques exemplaires ont vu le jour. De nombreuses associations Ă©tudiantes militent activement pour l’environnement et le DD sur leurs universitĂ©s.

L’offre de formation des dirigeants et managers responsables de demain est plĂ©thorique et la qualitĂ© de l’enseignement ne cesse de s’amĂ©liorer. Les Masters spĂ©cialisĂ©s se multiplient.  Seule ombre au tableau, on constate que l’offre est en dĂ©calage avec la rĂ©alitĂ© du marchĂ© du travail Ă  peine Ă©mergent du DD et de la RSE.

Les dirigeants, managers et autres chefs de projet de demain rĂ©pondent prĂ©sents Ă  l’appel. Ils sont passionnĂ©s par le DD et la RSE. Ils bouillonnent d’impatience. Ils ne demandent qu’une seule chose, c’est que les entreprises veuillent bien s’intĂ©resser Ă  eux, leur accorder une chance de prouver leur talent, et leur confier leurs premiĂšres missions. En bref, les recruter.

Qu’est-ce que les dirigeants actuels attendent ?

Economie Sociale et Solidaire vs RSE

Samedi 29 mai 2010

« Emplois verts », mythe ou rĂ©alitĂ© ? Alors qu’en France la crise de l’emploi ne cesse d’augmenter, touchant notamment les jeunes, les seniors, et les chĂŽmeurs de longue durĂ©e, peut-on sĂ©rieusement croire que la « croissance verte » est susceptible de crĂ©er 600 000 emplois d’ici 2020 ?

Force est de constater, qu’ils sont nombreux,  parmi les analystes, ceux qui semblent en douter. Le Monde datĂ© du 25.05.10 Ă©crit que « dans une Ă©tude prĂ©sentĂ©e le 4 mai, Comment dynamiser la croissance verte, le cabinet de conseil Roland Berger en Ă©value les freins : absence de rĂ©elle filiĂšre, manque de coordination entre les activitĂ©s, rĂ©glementation “complexe et peu prĂ©visible”, surcoĂ»t des solutions vertes... ».

Le rapport intĂ©rimaire de la StratĂ©gie pour une croissance verte, intitulĂ© « ConcrĂ©tiser notre engagement en faveur d’un avenir durable », Ă©laborĂ© au niveau ministĂ©riel par l’OCDE (Organisation de CoopĂ©ration et de DĂ©veloppement Ă©conomiques), Ă©nonce des «constatations prĂ©liminaires concernant un certain nombre de problĂšmes importants auxquels sont confrontĂ©s les dĂ©cideurs dĂ©sireux de promouvoir une croissance verte.»

Dans son avant-propos, le rapport de l’OCDE dĂ©clare : «La plus grave crise Ă©conomique qu’il nous ait jamais Ă©tĂ© donnĂ© de connaĂźtre est en train de s’estomper, mais un retour Ă  la normale n’est pas Ă  l’ordre du jour. Partout dans le monde, les gouvernements sont confrontĂ©s Ă  un triple dĂ©fi des plus dĂ©licats, Ă  savoir des niveaux de chĂŽmage record, des dĂ©ficits budgĂ©taires non viables et une croissance atone, et ce dans un contexte oĂč les prĂ©occupations environnementales et climatiques revĂȘtent une importance grandissante dans la politique Ă©conomique.»

Comment favoriser la crĂ©ation de richesses et d’emplois, ainsi que le dĂ©veloppement des entreprises, est Ă©galement la question posĂ©e par le rapport du dĂ©putĂ© Francis Vercamer «L’Economie Sociale et Solidaire, entreprendre autrement pour la croissance et l’emploi» rendu public le 28 Avril 2010.

Faisant le triple constat selon lequel l’Economie Sociale et Solidaire (l’ESS) reprĂ©sente un secteur d’une grande diversitĂ©, mais aussi d’une rĂ©elle unitĂ© qui se considĂšre insuffisamment reconnu ; que l’ESS aspire Ă  ce que ses spĂ©cificitĂ©s et ses prĂ©occupations soient mieux prises en compte par les pouvoirs publics ; qu’elle possĂšde des atouts et des potentialitĂ©s insuffisamment pris en compte, et qu’elle appelle Ă  des approches renouvelĂ©es, ce rapport propose des orientations visant Ă  mettre en place des actions avec la volontĂ© de voir l’Economie Sociale et Solidaire,  «contribuer pleinement Ă  la croissance de notre pays et Ă  la crĂ©ation d’emplois.»

L’ESS semble donc avoir le vent en poupe; et devenir un Entrepreneur Social une solution alternative en ces temps de crise, afin d’une part d’ĂȘtre acteur de l’économie et, d’autre part, de remettre en question le systĂšme capitaliste.

Tant et si bien, que de trĂšs nombreuses Ă©coles de commerce proposent dĂ©sormais des formations d’Entreprenariat Social.

Se pourrait-il qu’en matiĂšre de crĂ©ation d’emplois le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire damne le pion Ă  « l’or vert » promis par le gouvernement et le ministĂšre du dĂ©veloppement durable ?

Bien qu’il s’avĂšre que l’ESS ne s’est pas autant dĂ©veloppĂ©e en France que chez certains de nos amis europĂ©ens, ne compte–t-elle pas aujourd’hui en France 200 000 entreprises et 2 millions de salariĂ©s ?

Selon certains experts, on estime Ă  500 000 le nombre de crĂ©ation d’emplois dans le secteur de l’ESS d’ici 2020. Selon l’Insee, en 2008, l’ESS reprĂ©sentait  prĂšs de 10 % du PIB.

Pour ne prendre qu’un seul exemple du dynamisme et de la crĂ©ativitĂ© de l’ESS, selon une Ă©tude portant sur le premier trimestre 2009 par l’association Recherches et solidaritĂ©s, en partenariat avec l’Agence centrale des organismes de sĂ©curitĂ© sociale, l’emploi dans les associations qui reprĂ©sente comme on le sait une grande partie des salariĂ©s de l’ESS, a progressĂ© de 2,8%. A la mĂȘme pĂ©riode, l’emploi dans le secteur privĂ©, quant Ă  lui, a chutĂ© de 1,6%.

Quelles sont-elles donc ces entreprises de l’ESS ? Ce sont des coopĂ©ratives, des mutuelles, des associations et des fondations. La banque, l’assurance, la santĂ©, l’agriculture, et la distribution sont les secteurs les mieux reprĂ©sentĂ©s. Selon l’Insee, l’ESS reprĂ©sente 64% des emplois dans le champ du social, 21,4% dans celui de la culture et l’audiovisuel, 24,7% dans le sport et les loisirs. En revanche, on observe aucune activitĂ© dans le secteur industriel.

Mais il s’agit maintenant de favoriser l’émergence de nouvelles entreprises et de nouvelles activitĂ©s, ainsi que des nouveaux projets susceptibles de s’intĂ©grer Ă  l’économie nationale ou locale ; et il s’agit Ă©galement d’amĂ©liorer l’environnement dans lequel les entreprises de l’ESS devront Ă©voluer.

D’autant que les acteurs de l’ESS, secteur mal identifiĂ©, Ă  cheval entre l’économique et le social, ne disposent pas d’un interlocuteur officiel auprĂšs du gouvernement.

Quoiqu’il en soit, preuve s’il en est de l’engouement pour l’ESS, et de sa vitalitĂ©, notons qu’a lieu du 4 au 6 Juin 2010 la 3Ăšme Ă©dition du « Salon des SolidaritĂ©s : le rendez-vous des acteurs de la solidaritĂ© internationale » Ă  Paris-Porte de Versailles.

Selon une Ă©tude de Kelly Services parue en novembre 2009, 50 % des Français se dĂ©clareraient prĂȘts Ă  accepter un salaire infĂ©rieur pour travailler dans une «entreprise Ă©thique», et 78 % souhaiteraient exercer un emploi intĂ©grant une dimension morale, un souci de l’environnement et une politique socialement responsable.

Les mĂ©tiers et les emplois de l’ESS ont un avenir. Qu’on se le dise. Vous en voulez une preuve supplĂ©mentaire ? La voici :

On prĂ©tend que la RSE est jalouse de ses succĂšs et de son attractivitĂ© auprĂšs des jeunes notamment. On dit que les acteurs de la RSE lorgnent du cĂŽtĂ© de l’ESS, ses rĂ©ussites et ses mĂ©thodes, et qu’ils cherchent Ă  s’en inspirer, voire Ă  l’imiter.

Certains s’en inquiĂštent mĂȘme. Ils affirment que la RSE n’est qu’un piĂšge, un habit de façade, de la poudre aux yeux, et que l’auto-rĂ©gulation des entreprises n’est qu’un leurre;

Ils affirment Ă©galement que l’ESS est un modĂšle qui repose, quant Ă  lui, non pas sur la recherche du profit quel qu’en soit le prix, en termes humains, mais au contraire sur le lien social, des valeurs, des comportements et des pratiques qui s’inscrivent dans une longue histoire et tradition, tant au niveau national que local.

Va t-on assister Ă  une concurrence, voire une rivalitĂ©, l’ESS vs RSE?

Gestion des Talents et RSE

Samedi 3 avril 2010

L’adĂ©quation entre les compĂ©tences actuelles et celles de demain est une nĂ©cessitĂ© hautement stratĂ©gique pour l’entreprise, d’autant plus si cette derniĂšre souhaite s’engager dans une dĂ©marche RSE.

Évaluer l’ensemble des compĂ©tences indispensables pour assurer sa prospĂ©ritĂ© et sa pĂ©rennitĂ©, ainsi que les compĂ©tences issues de la nouvelle Ă©conomie centrĂ©e sur la durabilitĂ©, c’est-Ă -dire une Ă©conomie de plus en plus mondialisĂ©e, et confrontĂ©e d’une part  Ă  des pĂ©nuries de ressources et d’Ă©nergie, et, d’autre part, Ă  des contraintes de normes et de sĂ©curitĂ© au plan social, sociĂ©tal et environnemental, ainsi qu’aux attentes des Parties Prenantes, c’est tout le dĂ©fi ce ce qu’il est convenu d’appeler la Gestion des Talents.

Selon les conclusions d’une Ă©tude internationale rĂ©alisĂ©e, fin 2009, par The Economist Intelligence Unit (EIU), pour le compte du Cabinet StepStone Solutions, portant sur 400 dirigeants de grands Groupes, la reprise Ă©conomique qui en dĂ©pit des Cassandre et des sceptiques semble pointer Ă  l’horizon, risque de se heurter Ă  une pĂ©nurie de talents.

Et selon Matthew Parker, Directeur GĂ©nĂ©ral de StepStone Solutions: « Les entreprises se trouvent Ă  un carrefour en matiĂšre de Gestion des Talents. C’est aujourd’hui qu’elles doivent choisir de mettre en place les actions qui s’imposent pour crĂ©er, maintenir et dĂ©velopper leurs viviers de talents Ă  l’échelle internationale. Si elles choisissent de ne rien faire, il est certain que cela entraĂźnera une fuite progressive de leurs ressources clĂ©s et une baisse inĂ©vitable de leur performance ».

Une autre Ă©tude, rĂ©alisĂ©e en Europe par SD Worx,  en 2009, montre que prĂšs de 75% des entreprises françaises interrogĂ©es affirment avoir formalisĂ© une « StratĂ©gie de gestion des talents » ou « prĂ©voient » de le faire dans les deux annĂ©es Ă  venir. 52% des DRH français jugent, par ailleurs, la Gestion des Talents « essentielle » pour la rĂ©ussite de l’entreprise.

Le Boston Consulting Group et la FĂ©dĂ©ration mondiale des Associations de Direction du Personnel (WFPMA) avaient pour leur part, publiĂ© les rĂ©sultats d’une Ă©tude menĂ©e entre janvier et novembre 2007, auprĂšs de 4 700 cadres dirigeants dans 83 pays.

Selon celle-ci, dans neuf pays, la capacitĂ© des entreprises Ă  recruter des hauts potentiels - managers, spĂ©cialistes ou techniciens – est considĂ©rĂ©e comme une prioritĂ©. Il s’avĂ©re que les DRH amĂ©ricains et chinois sont les plus impliquĂ©s dans la Gestion des Talents.

Autre fait marquant de cette Ă©tude, dans 10 pays l’équilibre entre vie privĂ©e et vie professionnelle est considĂ©rĂ© comme l’un des principaux dĂ©fis en matiĂšre RH, voire une nĂ©cessitĂ© incontournable pour les entreprises souhaitant fidĂ©liser les talents, en l’occurrence celles et ceux affirmant que le salaire n’est pas leur seule motivation ou leur motivation principale.

L’étude publiĂ©e mi-avril 2009 par Krauthammer est, en revanche, la seule Ă  notre connaissance, Ă  s’inscrire en faux avec  cette tendance gĂ©nĂ©rale, puisque leurs auteurs ont affirmĂ© : « Nous avons observĂ© que la RSE jouait un rĂŽle mineur dans le recrutement et la fidĂ©lisation ».

Ceci prĂ©cisĂ©, on aurait tort, selon nous, de penser que la Gestion des Talents ne concerne que les jeunes diplĂŽmĂ©s  et les Hauts potentiels. En rĂ©alitĂ©, elle concerne l’ensemble des collaborateurs d’une entreprise.

On profitera de l’occasion pour affirmer que nous ne saurions souscrire Ă  l’idĂ©e d’une « Guerre » des talents. Nous prĂ©fĂ©rerions  plutĂŽt parler de « Gestion Dynamique des Talents », un intitulĂ© qui nous semble de surcroĂźt possĂ©der l’avantage d’ĂȘtre plus en cohĂ©rence avec les valeurs vĂ©hiculĂ©es par les concepts et dĂ©marches de la ResponsabilitĂ© Sociale des Entreprises.

Soit le double constat suivant : Les salariĂ©s prĂ©fĂšrent travailler dans des organisations dont les valeurs correspondent aux leurs, ou qui leur semblent proches, d’une part ;

L’intĂ©gration de la RSE Ă  l’image de marque permet d’amĂ©liorer le recrutement et la fidĂ©lisation des collaborateurs, mais Ă©galement le maintien dans l’emploi, notamment dans les marchĂ©s oĂč la main-d’oeuvre et les compĂ©tences se font rares, d’autre part.

On ne sera pas Ă©tonnĂ©, par consĂ©quent, d’observer que les entreprises qui dominent le marchĂ© en matiĂšre de RSE ont dĂ©veloppĂ© une forte image de marque d’employeur, et ont intĂ©grĂ© leurs concepts et dĂ©marches RSE Ă  leurs offres de recrutement, de fidĂ©lisation, ou de maintien dans l’emploi, en termes de valeur ajoutĂ©e.

En mettant en avant leur dĂ©marche de responsabilitĂ© Sociale dans leur image de marque de recrutement, ainsi que dans leur communication, et en faisant la promotion des avantages Ă  tirer lorsqu’on intĂšgre et travaille au sein d’une culture fondĂ©e sur le comportement Ă©thique et les valeurs partagĂ©es, ces entreprises font le pari de l’attractivitĂ© de leur offre.

Les projets de bénévolat ou de mécénat de compétences, par exemple, peuvent exercer sur les salariés une forte attractivité.

Ces entreprises affichent un engagement RSE, entretiennent une culture RSE, intĂšgrent pleinement la RSE Ă  l’ensemble de leurs activitĂ©s, rĂ©compensent les dĂ©cisions prises dans le champ de la RSE, et valorisent les initiatives relatives Ă  la RSE.

C’est dire aussi que le recrutement et la fidĂ©lisation des nouveaux arrivants ne sont que les premiĂšres Ă©tapes d’un dispositif de Gestion des Talents centrĂ© sur la RSE.

Les salariĂ©s Ă©tant parmi les personnes clĂ©s de l’Ă©laboration d’une stratĂ©gie RSE, il s’agit d’instaurer avec eux un dialogue, de les consulter, de les faire participer Ă  la recherche et au dĂ©veloppement de nouveaux projets ou de nouvelles approches.

Certaines entreprises n’hĂ©sitent pas Ă  consulter leurs salariĂ©s afin de les impliquer dans l’Ă©laboration et la mise en Ɠuvre de leur engagement communautaire ou de leur projet de bienfaisance ou de philanthropie.

D’autant que, du point de vue de la Conduite du Changement gĂ©nĂ©rĂ© par l’Ă©mergence de la RSE, il existerait trois catĂ©gories de salariĂ©s : ceux qui ont les valeurs et le comportement Ă©thique ; ceux qui ont les valeurs, mais n’ont pas le comportement; et enfin, ceux qui n’ont ni les valeurs ni le comportement.

Mais ça c’est une autre histoire.

Stress, Risques Psychosociaux et RSE

Samedi 20 mars 2010

Concept inventĂ© pour la premiĂšre fois par le  mĂ©decin endocrinologue autrichien Hans Selye (1907-1982), lequel le qualifie de « rĂ©ponse non spĂ©cifique de l’organisme face Ă  une demande », le stress est devenu l’un des termes les plus populaires et les plus employĂ©s de la vie quotidienne. Triste renommĂ©e.

Chacun en convient, les consĂ©quences du stress au travail ne pĂšsent pas seulement sur les personnes, en l’occurrence les salariĂ©s d’une entreprise, mais sur toute l’organisation.

Si la souffrance et le prĂ©judice pour la santĂ© des personnes sont largement reconnus, force est de constater que les rĂ©percussions organisationnelles et Ă©conomiques pour l’entreprise d’une part, et le coĂ»t pour la communautĂ© et la sociĂ©tĂ© dans leur ensemble d’autre part, le sont beaucoup moins.

Le stress est Ă  l’origine de ce que l’on nomme le « syndrome gĂ©nĂ©ral d’adaptation », soit les rĂ©actions successives et croissantes de l’organisme face Ă  une situation stressante : Alarme, RĂ©sistance, Epuisement.

D’importantes recherches ont prolongĂ©, enrichi et complĂ©tĂ© les travaux  du mĂ©decin prĂ©curseur autrichien; elles ont notamment dĂ©montrĂ© que la rĂ©ponse au stress n’était pas seulement dĂ©terminĂ©e par nos rĂ©actions physiologiques ; on sait dĂ©sormais, que toute situation stressante Ă  laquelle un individu est confrontĂ©, ainsi que les rĂ©actions biologiques que celle-ci a gĂ©nĂ©rĂ©es, sont imprimĂ©s dans sa  mĂ©moire pour le restant de sa vie.

Il est de bon ton de dire qu’il faut savoir distinguer le « bon » du « mauvais » stress. Or, outre que cette subtilitĂ© rhĂ©torique laisse parfois la porte ouverte Ă  bien des manipulations, et certaines pratiques managĂ©riales douteuses, pour ne pas dire violentes,  elle ne possĂšde aucun fondement scientifique.

Il est utile et important, en revanche, d’établir une distinction entre deux notions : le stress aigu et le stress chronique. Parce que ces deux Ă©tats ont des effets diffĂ©rents sur la santĂ©.

L’état de stress chronique qui nous occupe plus particuliĂšrement ici, dans le cadre des Risques Psychosociaux en entreprise, est liĂ© Ă  une situation qui s’installe dans la durĂ©e, lorsqu’une personne est soumise de maniĂšre continue et permanente Ă  un travail qui excĂšde largement ses capacitĂ©s.

Le stress est aujourd’hui considĂ©rĂ© comme l’un des risques majeurs auquel les entreprises doivent faire face. Le Site de l’INRS (Institut Nationale de Recherche et de SĂ©curitĂ© sur la PrĂ©vention des Accidents du Travail et des Maladies Professionnelles), prĂ©cise qu’un salariĂ© europĂ©en sur cinq dĂ©clare souffrir de troubles de santĂ© liĂ©s au stress au travail.

Selon l’INRS, « les moyens de prĂ©venir le stress au travail existent. La dĂ©marche de prĂ©vention collective est Ă  privilĂ©gier car elle est plus efficace dans le temps. Elle consiste Ă  rĂ©duire les sources de stress dans l’entreprise en agissant directement sur l’organisation, les conditions de travail, les relations sociales de travail et/ou le poste de travail. »

Mais qui veut bien entendre ce message d’alerte ? La question peut ĂȘtre posĂ©e autrement : Pourquoi ne peut-on pas, ou ne veut-on pas l’entendre ?

D’aucuns blĂąment la surcharge de travail, la  financiarisation de l’Ă©conomie, la gestion court-termiste de certains dirigeants, ou la culture du reporting permanent. Voire.

Les cas et les situations de stress sont trop souvent niĂ©s et, dans le cas contraire, attribuĂ©s Ă  la fragilitĂ© ou Ă  l’inadaptation au poste de certains salariĂ©s.

S’assurer de la santĂ© et du bien-ĂȘtre de ses salariĂ©s constitue pourtant une obligation  rĂ©glementaire pour les dirigeants.

La loi (article L. 4121-1 du Code du travail) dĂ©finit une obligation gĂ©nĂ©rale de sĂ©curitĂ© qui incombe au chef d’Ă©tablissement. Celui-ci doit Ă©valuer les risques, y compris psychosociaux, et prendre les mesures nĂ©cessaires pour assurer et protĂ©ger la santĂ© physique et mentale ainsi que la sĂ©curitĂ© de ses salariĂ©s.

Le dirigeant a mĂȘme, selon la Loi, une obligation de rĂ©sultat ; et les pathologies engendrĂ©es par le stress chronique - physiques, intellectuelles, Ă©motionnelles, et comportementales – sont fort connues et documentĂ©es.

Si un dirigeant venait Ă  reconnaĂźtre que l’état de stress chronique de ses salariĂ©s n’est pas que la consĂ©quence d’une situation personnelle ou familiale, oĂč le rĂ©vĂ©lateur d’une fragilitĂ© intrinsĂšque des individus concernĂ©s, ne serait-il pas du mĂȘme coup amenĂ© Ă  reconnaĂźtre qu’il est une Ă©vidente manifestation de dysfonctionnements internes, au sein de sa propre entreprise ?

Et, dans  ce cas, le dirigeant ne prendrait-il pas le risque de s’exposer à des poursuites au Conseil des Prud’hommes ?

Comment la démarche RSE pourrait-elle permettre de contourner cet obstacle et de proposer une nouvelle approche du Stress et des Risques psychosociaux ?

Par exemple, répondent certains, en intégrant la performance sociale dans la part variable des dirigeants.

Ce serait une pratique dĂ©jĂ  mise en Ɠuvre dans de nombreuses entreprises, selon des experts et observateurs, notamment chez Schneider Electric et Danone. A les Ă©couter,  elle tendrait Ă  se propager comme un feu de brousse.

Le croirait-on ? On prĂ©tend que le PDG de France Telecom aurait proposĂ© que la part variable des Cadres Dirigeants du groupe soit, pour prĂšs d’un tiers, dĂšs 2010, indexĂ©e sur la performance sociale de l’entreprise 


LES SENIORS, LES SENIORS! ET LES JEUNES ALORS?

Samedi 24 octobre 2009

Branle-bas de combat !

Les entreprises, qui n’auront pas pris de mesures en faveur des salariĂ©s ĂągĂ©s au 1er janvier 2010, seront sanctionnĂ©es par la Loi.

DĂšs le 1er janvier 2010, par consĂ©quent,  les entreprises françaises devront justifier d’un plan d’action ou d’un accord relatif Ă  l’emploi des salariĂ©s ĂągĂ©s.

Deux Ă©tudes, la premiĂšre de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Paris (CCIP), et la seconde du cabinet Mercuri Urval, montrent chacune Ă  leur façon que les entreprises françaises sont insuffisamment prĂ©parĂ©es.

Selon les rĂ©sultats de l’enquĂȘte menĂ©e par la CCIP qui a interrogĂ© les entreprises franciliennes, 56% d’entre-elles, toutes entreprises confondues, se dĂ©clarent favorables Ă  cette nouvelle rĂ©glementation.

Parmi les entreprises de plus de 300 salariĂ©s, elles sont 72% Ă  se dĂ©clarer favorables Ă  la nouvelle Loi. Sans doute, pensent les analystes, parce que ces derniĂšres sont plus nombreuses Ă  disposer d’outils RH spĂ©cifiques au Management des seniors.

Soit dit en passant, ne peut-on pas affirmer la mĂȘme chose s’agissant des  personnes handicapĂ©es, et de la diversitĂ© en gĂ©nĂ©ral ?

Selon l’étude menĂ©e par Mercuri Urval, auprĂšs de 95 entreprises, 33% d’entre-elles ont dĂ©clarĂ© ne pas avoir de prioritĂ©s en matiĂšre d’emploi des seniors ou n’ont pas rĂ©pondu au questionnaire.

Le moins Ă©tonnant dans cette Ă©tude n’est pas qu’une entreprise sur 10 estime ne pas dĂ©tenir les informations suffisantes sur le dĂ©cret du 20 mai 2009. Ah bon !

On note, par ailleurs, selon cette étude, que 25% perçoivent la Loi comme une obligation difficile à mettre en place.

Or, si la situation des seniors en France est certes prĂ©occupante, il faut tout de mĂȘme raison garder.

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Car, le chîmage frappe d’abord les jeunes, et il les frappe d’autant plus durement en temps de crise.

Selon l’Observatoire des InĂ©galitĂ©s, le nombre de chĂŽmeurs a progressĂ© entre juin 2008 et juin 2009, de 18,7 % en moyenne, soit 571 900 chĂŽmeurs.

Entre juin 2008 et juin 2009, la hausse Ă©tait de 42 % chez les jeunes hommes, victimes notamment de l’interruption de nombreux contrats d’intĂ©rim.

« Ce sont les jeunes hommes de moins de 25 ans qui sont tout particuliĂšrement touchĂ©s avec une hausse de 42 %, soit plus du double de la moyenne de l’ensemble. Chez les jeunes femmes, l’augmentation est moins forte (+ 18 %) mais reprĂ©sente le double de celle de leurs aĂźnĂ©es (25 ans et plus). » (Observatoire des InĂ©galitĂ©s, 26 septembre 2009).

« En raison de leur inexpĂ©rience, mais aussi de leur arrivĂ©e dans une pĂ©riode plus difficile oĂč chacun s’accroche Ă  son emploi. MĂȘme avec des salaires infĂ©rieurs, l’entrĂ©e dans le monde du travail reste un parcours d’obstacles, souvent fait de stages nombreux et de pĂ©riodes de prĂ©caritĂ© (intĂ©rim, CDD, etc.). Les jeunes hommes sont plus touchĂ©s (24,7 %) que les jeunes filles (22,8 %). » (Observatoire des InĂ©galitĂ©s, 3 octobre 2009).

A quand une Loi sur l’Emploi des Jeunes ?

LES FOULÉES DE COURTABOEUF 2009

Mercredi 20 mai 2009

Pour la 2Ăšme annĂ©e consĂ©cutive, le Cabinet ADHERE RH est partenaire officiel d’un Ă©vĂ©nement festif et sportif: « Les FoulĂ©es de COURTABOEUF », qui se tiendra le 27 mai 2009.

En plus de ce soutien, le Cabinet participe à la course à sa maniÚre
.. Avec une joëlette !!

Mais
.qu’est-ce qu’une JoĂ«lette ?

Une joĂ«lette est un lien sportif entre une personne handicapĂ©e et un sportif valide. Qui n’a jamais rĂȘvĂ© de faire une course Ă  la maniĂšre de ClĂ©opĂątre, Ă  savoir assis pendant que des personnes portent le siĂšge ? C’est trĂšs simple, il suffit d’avoir une joĂ«lette.

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InventĂ©e par JoĂ«l CLAUDEL, pour son neveu myopathe, il s’agit d’un appareil de transport, montĂ© sur une unique roue centrale.

Des brancards Ă  l’avant et l’arriĂšre permettent Ă  des porteurs soit de tirer/pousser en faisant rouler, soit de porter selon les reliefs du parcours. Des laniĂšres latĂ©rales peuvent servir afin de stabiliser encore davantage l’ensemble.

Réglable selon le handicap et selon la corpulence de la personne, la joëlette se veut un équipement sportif pour tous, liant à la fois les valides et non valides dans un effort commun.

Et
.c’est quoi exactement les FoulĂ©es de COURTABOEUF ?

A l’origine des FoulĂ©es, on trouve d’abord le parc d’activitĂ© de COURTABOEUF. DĂ©crĂ©tĂ©e zone d’activitĂ© en 1960 par le gouvernement, le territoire de COURTABOEUF, correspondait Ă  des terres agricoles. Aujourd’hui, un des parcs d’activitĂ© majeur d’Ile de France situĂ© dans l’Essonne, la zone accueille quotidiennement 24.500 salariĂ©s reprĂ©sentant plus de 1000 entreprises et 12.000 visiteurs.

S’étendant sur plusieurs communes, le parc possĂšde sa propre entitĂ©, l’AGENCE COURTABOEUF DEVELOPPEMENT. Issue d’une convention opĂ©rationnelle entre les mairies de Villebon-sur-Yvette, des Ulis et de Villejust, et aujourd’hui syndicat intercommunal, l’agence permet une unitĂ© de gestion du parc ainsi que la rĂ©alisation d’opĂ©rations d’envergure telles que les FoulĂ©es de COURTABOEUF, mises en oeuvre par un partenariat actif avec la mairie de Villebon.

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Course Ă  parcours multiples, elle est ouverte aux salariĂ©s des entreprises du parc et des administrations des communes avoisinantes. Afin de n’exclure aucune bonne volontĂ©, cette course est divisĂ©e en deux parcours, de 5 ou 10 Kms, selon les possibilitĂ©s des participants.

Le montant total engendrĂ© par les inscriptions est intĂ©gralement reversĂ© Ă  l’Etablissement et service d’Aide par le Travail (ESAT) du parc d’activitĂ© de Courtaboeuf, MOSAÏC SERVICES.

Il s’agit d’un établissement mĂ©dico-social issu du Secteur AdaptĂ©, anciennement connu sous le nom de Centre d’Aide par le Travail (C.A.T), recensant 100% de travailleurs en situation de handicap et proposant des activitĂ©s de sous-traitance aux entreprises telles que des prestations de blanchisserie, de traiteur ou encore de travaux de conditionnement divers.

Et
.Comment le Cabinet ADHERE RH participe-t-il ? Et pourquoi ?

Le Cabinet s’implique, doublement.

D’une part, Ă©thiquement. Les fonds amassĂ©s Ă©tant reversĂ©s Ă  une entreprise oeuvrant dans l’insertion professionnelle des travailleurs handicapĂ©s, les foulĂ©es sont l’occasion de sensibiliser les entreprises Ă  l’emploi de personnes en situation de handicap. Nombreux sont ceux qui ne connaissent pas rĂ©ellement les ESAT et il s’agit d’une occasion de valoriser leur travail.

Cette action se superpose aux activitĂ©s du Cabinet, dont le cƓur de mĂ©tier est le Management des Ressources Humaines et la ResponsabilitĂ© Sociale des Entreprises.

Le PĂŽle handicap, un des nombreux domaines d’intervention du Cabinet, repose entre autres sur des actions de sensibilisation et de formation du milieu professionnel ordinaire. Nous pouvons citer en autres exemples, la participation Ă  la Semaine du Handicap, ou encore les prestations du Cabinet dans le cadre du dispositif national lancĂ© par l’AGEFIPH pour les entreprises dites Ă  quota 0, ne recensant aucune action positive pour les trois annĂ©es consĂ©cutives de 2007, 2008 et 2009. ADHERE RH intervient auprĂšs de 400 entreprises Ă  la fois en termes d’aide Ă  la recherche de solutions et de sensibilisation Ă  l’ensemble des composants de l’insertion professionnelle des travailleurs handicapĂ©s.

La collaboration avec les FoulĂ©es ne s’arrĂȘte pas lĂ  ! Elle se veut Ă©galement sportive. Une Ă©quipe ADHERE RH de 7 collaborateurs participera Ă  la course avec une de ces fameuses joĂ«lettes.

Et
.Qui est dans la joëlette ?

Une joĂ«lette est un Ă©quipement pour une personne handicapĂ©e. Afin de concrĂ©tiser son message, ADHERE RH, propose chaque annĂ©e l’adhĂ©sion d’un tiers. Pour la premiĂšre participation en 2008, l’entreprise APAR LOCATION, et son fondateur dirigeant Harold URBINO, laurĂ©at du prix OCIRP Acteurs Economiques et Handicap - Innovation 2008 (www.exempleasuivre.com), s’était associĂ©e au projet.

Cette annĂ©e, HANDI-CV partenaire du Cabinet, prend part Ă  l’évĂ©nement.

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FondĂ© en novembre 2003 par Philippe MANAEL, HANDI-CV, site emploi dĂ©diĂ© aux personnes handicapĂ©es, se pose aujourd’hui comme une aide double, Ă  la fois aux employeurs dans leur recherche de profils que pour les travailleurs handicapĂ©s dans leur recherche d’emploi.

Vaste CVthĂšque, le site cherche Ă  mettre en avant que l’insertion professionnelle des personnes handicapĂ©es afin d’ĂȘtre pĂ©renne et pertinente doit porter avant tout sur la recherches de compĂ©tences et non d’un handicap.

La participation sportive de Mme Cathy SCIALOM concrétise cette union.

Au fait , est-ce que ADHERE RH TEAM a gagné en 2008 ?

Non
. Mais rappelons les sages propos d’un cĂ©lĂšbre poĂšte français : l’important n’est pas de gagner mais de participer !

Justine SERVANT

STAGIAIRES : UNE THÉMATIQUE RSE

Mardi 29 juillet 2008

Dans un article daté  du 27/07/08 et intitulé « les sociétés chouchoutent leurs stagiaires », le quotidien Les Echos affirme que les entreprises françaises prennent grand soin de leurs stagiaires.

« Dans un contexte de tension du marchĂ© de l’emploi, les entreprises ont bien compris l’intĂ©rĂȘt que reprĂ©sentent les stagiaires et elles leur portent une grande attention. » y lit-on notamment.

On apprend ainsi qu’il y a, entre autres, 700 stagiaires chaque annĂ©e chez l’OrĂ©al, 400 chez Danone, et que tout est fait pour qu’ils se sentent comme chez eux.

De l’amont Ă  l’aval, du recrutement des stagiaires pour lesquels on mobilise des Ă©quipes spĂ©cialisĂ©es en passant par leur gestion au quotidien, juqu’aux services qu’ils leur sont gracieusement offerts tels que des formations - marketing RH oblige - , voire des sessions de coaching,  rien vous dit-on et vous le rĂ©pĂšte-t-on n’est trop beau ou trop parfait afin qu’ils puissent s’exprimer, s’épanouir et, en dĂ©finitive, prendre la dĂ©cision de rester au sein de l’entreprise accueillante. N’est-ce-pas lĂ  la finalitĂ© du systĂšme ?

Tant de douceur et d’attention, on croit rĂȘver !

On croit d’autant plus rĂȘver qu’il n’y a pas si longtemps encore, la problĂ©matique des stagiaires ne se posait pas exactement dans les mĂȘmes termes.

En 2006, par exemple, d’aucuns s’en souviendront peut-ĂȘtre, deux Ă©tudiantes du Master 2 de Management de la RSE de l’UniversitĂ© de Paris XII posaient, dans le cadre d’une Ă©tude, d’une maniĂšre insidieuse et faussement naĂŻve, la question :  « La gestion des stagiaires, une thĂ©matique de RSE ? ».

Se faisant largement l’écho de cette Ă©tude et de ce questionnement, Novethic le Centre de recherche sur la ResponsabilitĂ© Sociale d’Entreprise et l’investissement socialement responsable, postait quant Ă  lui le sĂ©vĂšre mais objectif commentaire suivant :

« Car si certaines entreprises s’abritent derriĂšre l’absence de contrat de travail pour ne pas se prĂ©occuper d’une gestion plus Ă©thique des stages, leur premiĂšre responsabilitĂ© est de respecter la loi. En la matiĂšre, abuser des stagiaires Ă  des fins opĂ©rationnelles peut conduire Ă  des sanctions pĂ©nales ».

Et d’ajouter : « Les dĂ©rives actuelles dĂ©noncĂ©es par des stagiaires masquĂ©s et regroupĂ©s au sein du collectif GĂ©nĂ©ration prĂ©caire peuvent-elles trouver leur rĂ©paration dans une gestion plus responsable des ressources humaines de l’entreprise ? Une entreprise se disant engagĂ©e dans une dĂ©marche de responsabilitĂ© sociale (RSE) peut-elle utiliser des stagiaires Ă  d’autres fins que celles de leur formation ?»

« C’est Ă  ces questions qu’ont souhaitĂ© rĂ©pondre Caroline Gallais et Marion Juglaret, Ă©tudiantes en Master 2 de Management de la RSE (Paris XII), dans le cadre d’un projet de rĂ©flexion sur la gestion des stages menĂ©e par l’association A2S, association de sensibilisation Ă  un dĂ©veloppement durable. Pour comprendre le pourquoi et le comment des abus, les deux Ă©tudiantes ont redĂ©fini dans un premier temps le cadre lĂ©gal du stage, car tout semble partir du vide juridique qui entoure celui-ci. (
) »

Une nouvelle lĂ©gislation est – heureusement ! - venue entre-temps changer considĂ©rablement la donne, qu’il s’agisse notamment :

De la durĂ©e du stage – 6 mois maximum incluant les Ă©ventuels renouvellements;

De la gratification – obligatoire pour les stages en entreprise d’une durĂ©e de plus de trois mois;

De la franchise de cotisations et contribution de sĂ©curitĂ© sociale – Ă  hauteur de 12,5% du plafond de la sĂ©curitĂ© sociale, soit 379,euros par mois pour un stagiaire prĂ©sent 35 heures par semaine;

Ou encore de la couverture en cas d’accident du travail.

Personne ne s’en plaindra, et certainement pas les entreprises qui dans cette nouvelle lĂ©gislation ont tout Ă  gagner, tant les stagiaires reprĂ©sentent  pour eux, et Ă  moindre coĂ»t, un vivier de talents Ă  nul autre pareil.

Alors, oui, chouchoutons-les nos chers stagiaires, ils le valent bien !

RECRUTEMENT : LA RSE FACTEUR CONCURRENTIEL ?

Jeudi 26 juin 2008

Il n’y pas de fumĂ©e sans feu affirme un dicton, une hirondelle ne fait pas le printemps prĂ©tend un autre.

Le recrutement des entreprises françaises semble se pencher plus en plus sur l’engagement et le comportement responsable.

Les fonctions principalement impliquĂ©es dans la mise en Ɠuvre d’une dĂ©marche RSE, Ă  savoir le management pour la stratĂ©gie de l’entreprise, les ressources humaines bien entendu, le service achat pour  la sĂ©lection des fournisseurs et des sous-traitants, le service qualitĂ© pour le choix et le suivi des normes, la production pour les impacts environnementaux et sociĂ©taux, et le marketing pour la communication externe, notamment, chercheraient sĂ©rieusement Ă  recruter.

Selon certains, on assisterait Ă  un frĂ©missement, selon d’autres Ă  une ruĂ©e vers l’or jeune …

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De partout, on entend le message prophĂ©tique selon lequel les jeunes seraient dĂ©sormais plus attirĂ©s par l’intĂ©rĂȘt des missions, ou l’évolution des carriĂšres, que par les rĂ©munĂ©rations attractives.

Dans un contexte de forte concurrence la RSE serait devenue un facteur déterminant de compétitivité.

Le comportement social des entreprises se situerait mĂȘme sur la plus haute cime des critĂšres de sĂ©lection des employeurs.

Travailler dans une entreprise en phase avec leurs valeurs personnelles leur permettrait de concilier performance et responsabilité.

A preuve, le Cabinet de Conseil et d’Audit PriceWaterhouseCoopers (PwC) a diffusĂ© deux fois par jour de la mi-janvier jusqu’Ă  la mi-avril 2008, sept programmes courts de 1′30 sur la chaĂźne d’information LCI. IntitulĂ©s “Questions d’avenirs”, ces programmes montraient des Ă©tudiants filmĂ©s sur 17 campus de grandes Ă©coles et universitĂ©s Ă©changeant avec des enseignants, chefs d’entreprises et associĂ©s de PwC, sur des thĂšmes portant sur la diversitĂ©, l’Ă©panouissement, le dĂ©veloppement durable et la responsabilitĂ© sociĂ©tale.

A preuve aussi, « l’UniversitĂ© d’EtĂ© des Recruteurs » dans la RĂ©gion Parisienne qui a rĂ©cemment eu lieu, et qui permet de s’informer, de se former et de rĂ©flĂ©chir sur les enjeux liĂ©s au recrutement.

A preuve encore et toujours, les entreprises du CAC 40  qui, dans leur Rapport SociĂ©tal, dĂ©finissent de plus en plus leur dĂ©marche RSE comme un acte managĂ©rial, ou qui expriment la volontĂ© de l’inscrire dans une stratĂ©gie de management.

Pour le coup, la politique RH, le Marketing RH plus précisément, serait un redoutable outil concurrentiel.

Force est de constater pourtant, qu’en France, contrairement Ă  ce qui se passe Ă  l’étranger, notamment en AmĂ©rique du Nord et en Grande-Bretagne,  eu Ă©gard Ă  ces enjeux considĂ©rables, les offres d’emploi sur la RSE peinent Ă  dĂ©coller ; alors que, paradoxalement, les  offres de formation dans le domaine du dĂ©veloppement durable, s’agissant en particulier  des formations de troisiĂšme cycle, ainsi que les Masters en  Management de la ResponsabilitĂ© Sociale des entreprises, ont augmentĂ© de maniĂšre significative.

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Selon le Site rsenews.com, bien que les grandes Ă©coles communiquent peu sur les fonctions occupĂ©es par les diplĂŽmĂ©s de troisiĂšme cycle,  «l’enquĂȘte emploi de la premiĂšre promotion du Master management du dĂ©veloppement durable du groupe HEC, 37% des diplĂŽmĂ©s occuperaient un poste de chargĂ© de mission dĂ©veloppement durable et 14% un poste de chargĂ© d’Ă©tude dĂ©veloppement durable. »

« Les postes offerts sont peu nombreux au regard du nombre de jeunes diplĂŽmĂ©s Ă  la recherche d’un emploi en lien direct avec leur formation. » commente rsenews.

Ce qui tendrait entre autres, peut-ĂȘtre Ă  prouver, qu’en France tout au moins,  la dĂ©finition des postes, des missions et des compĂ©tences auraient grand besoin d’évoluer, afin de mieux reflĂ©ter les dĂ©fis et les mutations  auxquels les entreprises doivent faire face.

UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE MANAGERS

Mercredi 16 janvier 2008

Les cursus de Master de Management de la RSE se multiplient en France et en Europe notamment, et on assiste de toute Ă©vidence Ă  l’émergence d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’étudiants habitĂ©s par de nouvelles valeurs et ayant pris conscience de la nĂ©cessitĂ© de prendre leur part Ă  la rĂ©novation en profondeur des pratiques de gouvernance d’entreprise.

Preuve de l’intĂ©rĂȘt, voire de l’engouement des Ă©tudiants pour la RSE, et que celle-ci n’est pas comme certains le prĂ©tendent et d’autres le redoutent, qu’un simple phĂ©nomĂšne de mode.

Que de chemin parcouru depuis l’enquĂȘte rĂ©alisĂ©e en 2005 par la CFDT Cadres en partenariat avec Audencia Ecole de Management Ă  Nantes et plusieurs autres Ă©coles de commerce nantaises, auprĂšs de 465 Ă©tudiants!

Elle montrait en effet (lettre Novethic du 01/06/2005) la mĂ©fiance des Ă©tudiants Ă  l’égard des formations RSE, et leur mĂ©connaissance des champs d’actions de la RSE.

Ainsi, Ă  la question pouvez-vous citer deux actions concrĂštes interne Ă  l’entreprise,  ils avaient rĂ©pondu “l’écoute et le bien-ĂȘtre” et “la formation”; et à celle portant sur les questions environnementales, ils avaient rĂ©pondu “la lutte contre la pollution” et “le respect des normes”. Par ailleurs, une majoritĂ© d’entre-deux avaient considĂ©rĂ© que leur formation ne les prĂ©parait nullement Ă  un comportement socialement responsable.

Les choses ont donc semble-t-il heureusement changé 

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Notons Ă©galement que la thĂ©matique de la RSE  est de plus en plus intĂ©grĂ© dans les cursus de Management SupĂ©rieur comme en tĂ©moignent par exemple, d’une part l’action de l’ESSEC qui a rejoint Net Impact, rĂ©seau international d’étudiant MBA, et, d‘autre part, celle de l’Association ADERSE qui Ɠuvre pour la promotion de l’enseignement et de la recherche sur la RSE, et qui vient d’organiser les 10 et 11 janvier 2008 son 5Ăšme CongrĂšs sur le thĂšme « La transversalitĂ© de la responsabilitĂ© des entreprises ».

Mais pour l’heure, les entreprises ne trouvent pas facilement des jeunes formĂ©s Ă  la RSE,  d’autant que, s’ils sont prĂȘts Ă  s’investir ils n’éprouvent en revanche aucun scrupule Ă  exprimer leurs exigences ou Ă  dĂ©clarer, tout de go, qu’ils n’ont nullement l’intention de rester éternellement fidĂšles; Ă  les entendre, leur horizon n’excĂšde pas plus de trois annĂ©es. Dur, dur… 

La bonne nouvelle, c’est que ces futurs jeunes managers sont en train d’acquĂ©rir des modes de pensĂ©e et de comportement leur permettant d’intĂ©grer dans leurs pratiques professionnelles les principes de la sociĂ©tĂ© dans laquelle ils vivent; il ne s’agit rien moins que d’une rĂ©volution intellectuelle.

La RSE, mode de fonctionnement éthique des entreprises de demain ?
 

LE DRH ET LA RSE

Mercredi 28 novembre 2007

Dans l’étude intitulĂ©e « Quelle place pour la mobilisation des salariĂ©s dans la communication dĂ©veloppement durable des entreprises du CAC 40 ? » publiĂ©e en septembre 2007 par Novethic, le centre de recherche et d’expertise sur la ResponsabilitĂ© Sociale des entreprises (RSE) et l’Investissement Socialement Responsable (ISR), on est surpris de lire que les Directions des Ressources Humaines, les Responsables de Formation, et les universitĂ©s d’entreprises ne se sont pas ou se sont peu emparĂ©s de la problĂ©matique de la RSE. “Les Ressources Humaines n’en font pas une de leurs compĂ©tences” est-il prĂ©cisĂ©.

Selon cette Ă©tude, « leur intervention dans la mis en place d’une stratĂ©gie RSE n’est Ă©voquĂ©e que dans 7 cas sur 40, alors qu’il est logique d’imaginer que soient mentionnĂ©es d’éventuelles collaborations entre Directions du dĂ©veloppement Durable et DRH sur le sujet. »

Du coup, on n’est pas franchement surpris d’apprendre que « le dĂ©ploiement de la RSE par le biais de la formation ne fait pas partie des objectifs pour plus de la moitiĂ© des entreprises » du CAC 40, ni que la RSE ne semble pas perçue comme un enjeu stratĂ©gique ».

Dans la plupart des entreprises du CAC 40, donc, les actions de sensibilisation et de formation Ă  la RSE sont gĂ©nĂ©ralement d’une portĂ©e limitĂ©e, soit qu’elles s’inscrivent exclusivement dans la Semaine du DĂ©veloppement Durable (on connait cette fĂącheuse tendance avec la Semaine pour l’Emploi des Personnes handicapĂ©es), soit qu’elles ne concernent qu’une ou quelques unes seulement des thĂ©matiques de la RSE, alors qu’une approche globale s’imposerait et qu’elle serait autrement plus efficace.

Pourtant, si les DRH et les Responsables de formation ne souhaitent pas, Ă  l’avenir, se contenter de jouer les seconds couteaux, voire les rĂŽles de figurants, dans la mise en place des dĂ©marches de la RSE, il nous semble qu’ils ont un certain nombre de dĂ©cisions et de positions Ă  prendre, car la RSE quoi qu’on en pense n’est pas un simple effet de mode.

Beaucoup de DRH selon d’autres Ă©tudes estiment dĂ©jĂ  qu’il leur incombe de mettre en place des dispositifs concourant, entre autres, Ă  la protection sociale, Ă  l’employabilitĂ©, Ă  l’embauche des jeunes, au travail des sĂ©niors, ou au management de la santĂ©.

Mais il semble Ă©galement Ă©vident que les mĂ©tiers des Ressources Humaines arrivent Ă  un tournant dans la vie et la culture d’entreprise. En vĂ©ritĂ©, les Ressources humaines telles qu’elles Ă©taient dĂ©finies et actĂ©es dans le passĂ© tendent Ă  perdre, de plus en plus, leur justification et leur valeur, c’est Ă  dire leur crĂ©dibilitĂ©; et la pratique du social, telle qu’elle Ă©tait exercĂ©e jusqu’ici est en voie de disparaitre.

D’aucuns prĂ©tendent que les mĂ©tiers RH vivent une pĂ©riode de crise, c’est-Ă -dire de remise en question.

La mondialisation est certes passĂ©e par lĂ , l’environnement a changĂ©, les enjeux se sont dĂ©placĂ©s, et la pression venue de toutes parts est considĂ©rable pour que l’entreprise s’investisse dans une forme de responsabilitĂ© dĂ©passant la seule finalitĂ© du profit. C’est tout le sens de la rĂ©volution qui se dĂ©roule sous nos yeux.

D’oĂč l’émergence de la RSE.

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Ce qu’il est convenu d’appeler les parties prenantes, en l’occurrence les actionnaires, les clients, et la collectivitĂ©, outre les salariĂ©s, voilĂ  quels sont les nouveaux interlocuteurs et les nouveaux champs d’action des DRH.

S’agissant des salariĂ©s, en particulier, il s’agit maintenant pour ces derniers d’ĂȘtre en mesure d’attirer, de dĂ©velopper et de fidĂ©liser les talents ; d’afficher des valeurs fortes, de s’y engager, et de dĂ©montrer leurs capacitĂ©s Ă  les concrĂ©tiser au quotidien, dans les rĂ©fĂ©rentiels de compĂ©tences et les critĂšres d’apprĂ©ciation notamment ; de mener une politique de recrutement et de management de la diversitĂ© exemplaire ; de lutter contre les discriminations; d’encourager et de soutenir l’engagement individuel de leurs salariĂ©s dans des Associations et des ONG; ou de promouvoir le comportement citoyen sous toutes ses formes.

Le DRH ne peut pas, ne peut plus, se permettre d’ĂȘtre absent de ces dĂ©bats-lĂ  et de ce mouvement irrĂ©versible qui revisitent, renouvellent, et enrichissent en profondeur tous les process et les pratiques RH .

Vous avez dit “DRH StratĂ©gique” … ?