Archive pour la catégorie 'Culture'

Discrimination et Ethnocentrisme

Mardi 7 septembre 2010

Les experts du CERD (Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale) ont dénoncé une recrudescence des actes racistes en France, et déploré un manque évident de « volonté politique », malgré les dénégations et les hauts cris  de nos représentants dépêchés à Genève afin d’assurer la défense de notre pays.

Le débat sur l’identité nationale, la politique d’expulsion des Roms, la non reconnaissance du droit des minorités dans la législation, ainsi que le durcissement du discours politique ne seraient pas, selon le CERD, dignes d’un pays qui se targue d’être «  Le Pays des Droits de L’Homme ».

Il n’est pas inutile, maintenant que la polémique aoûtienne est quelque peu retombée, de prendre le temps de se pencher sur les questions d’immigration auxquelles nombre de pays occidentaux est confronté, ainsi que sur l’état de la recherche dans le champ de la communication interculturelle.

La mondialisation des échanges, des idées, des produits, des services, et la circulation des personnes,  a amené les sociétés et les organisations, notamment les multinationales, autrement dit les firmes transnationales, à prendre de plus en plus conscience du caractère incontournable de la diversité, considérée comme une nécessité de leur survie.

Dans les pays occidentaux confrontĂ©s Ă  la diversitĂ© ethnique et culturelle, telle que la France, la pensĂ©e dominante est de favoriser l’intĂ©gration des diffĂ©rentes communautĂ©s Ă©trangères au sein d’une mĂŞme sociĂ©tĂ©. Il s’agit, Ă  entendre ses partisans et nombre d’Ă©lites qui cherchent Ă  imposer ce point de vue, de combattre l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© – c’est-Ă -dire la diffĂ©rence - considĂ©rĂ©e comme source de dĂ©sĂ©quilibres et de problèmes sociaux. Ce qu’on recherche, par consĂ©quent, c’est uniformiser, c’est-Ă -dire gommer ou occulter ces diffĂ©rences.

La logique qui  sous-tend  cette  attitude a, en réalité, un nom : Ethnocentrisme. L’attitude ethnocentriste tend à croire – il s’agit bien d’une croyance - que le patrimoine culturel d’un pays donné ne peut pas représenter pour les « étrangers » autre chose qu’un idéal.

C’est ainsi, par exemple, que le chercheur canadien Nancy Adler, auteur de l’ouvrage « Internationational Dimensions of Organizational Behaviour » (Comportement Organisationnel : Une Approche Multiculturelle) distingue l’ethnocentrisme de l’esprit de clocher, ou l’esprit communal, ou encore chauvinisme («parochialism »).

Selon N. Adler, l’esprit de clocher consisterait à penser que l’on est seul au monde et que l’on peut agir comme si cela était le cas, tandis que l’ethnocentrisme serait la croyance en la supériorité de sa propre nation et de sa propre culture.

Ce qui signifie, qu’un migrant - un étranger - qui appartient à une culture éloignée de cet idéal se doit d’adhérer aux normes du pays d’accueil. Il doit tout faire pour s’adapter, se conformer, s’assimiler, afin que sa présence soit acceptée et tolérée.

Dans le champ de la recherche sur la communication interculturelle en entreprise, on  distingue quatre types possibles de comportements pouvant être adoptés face à la différence ethnique et culturelle ; et les sociétés humaines dans leur ensemble, en particulier nos élites intellectuelles et politiques seraient bien avisés de s’en inspirer, afin d’apprendre à mieux nous gouverner. Soit :

L’assimilation, laquelle  est un processus d’adaptation à sens unique dans lequel la culture de l’organisation devient le mode de comportement souhaité ;

La séparation, qui limite les échanges entre les personnes de cultures différentes et, par conséquent, favorise le cloisonnement tant au plan spatial que technique et culturel ;

La déculturation, où aucune des cultures en présence n’est privilégiée, et où il n’existe pas, par conséquent, de véritable culture d’entreprise forte;

Enfin, last but not least, le pluralisme, lequel semble pour nombre d’experts et d’observateurs représenter la clé du succès de l’entreprise performante, tant au plan humain, managérial qu’économique. Car le pluralisme représente une symbiose culturelle dans laquelle chaque culture est reconnue et valorisée.

Terminons ce billet en citant quelques conclusions de l’excellent « Rapport Mondial sur le Développement humain 2009 - Lever les barrières: Mobilité et Développement Humains »  publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),  malheureusement peu connu, mais qui mériterait d’être largement diffusé.

D’abord ceci : « La part des migrants internationaux dans la population mondiale s’est maintenue à un niveau remarquablement stable au cours des cinquante dernières années, aux alentours de 3 %, malgré la présence de facteurs qui auraient dû se solder par une augmentation des flux migratoires. Les tendances démographiques – le vieillissement de la population des pays développés contrastant avec la jeunesse et la croissance de la population des pays en développement – et l’augmentation des opportunités d’emploi, combinées à la baisse des coûts des communications et des transports, ont entraîné une hausse de la « demande » migratoire. Mais les candidats à la migration se heurtent à des barrières de plus en plus hautes, érigées par les gouvernements. Au cours du siècle dernier, le nombre d’États-Nations a quadruplé, pour avoisiner le nombre de 200 – soit toujours plus de nouvelles frontières à traverser. Parallèlement, de nouvelles politiques ont limité encore les flux migratoires, en dépit de la levée des barrières commerciales. »

Puis ceci : « Ce rapport soutient que les migrants stimulent l’économie, et ce à un coût réduit voire nul pour la région d’accueil. En effet, leur présence peut avoir de nombreuses vertus. (…) Au fur et à mesure qu’ils parviennent à acquérir une meilleure maîtrise de la langue ainsi que d’autres compétences nécessaires pour grimper sur l’échelle des salaires, beaucoup de migrants s’intègrent relativement facilement. Ils apportent alors la preuve que les craintes concernant leur impossible intégration, semblables à celles exprimées au début du XXe siècle en Amérique au sujet des Irlandais, par exemple, sont tout aussi infondées aujourd’hui qu’hier. »

Rappelons cet aphorisme de l’Ă©crivain français AndrĂ© Maurois, trouvĂ© sur l’excellent Site de Marc Bosche centrĂ© sur les Ă©tudes interculturelles :

« Un peuple est un miroir dans lequel chaque voyageur contemple sa propre image. »

La Diversité Enfant Pauvre de la RSE

Samedi 19 juin 2010

On a trop tendance à oublier que la Diversité est l’une des composantes de la mise en place d’une démarche RSE, dans sa thématique Citoyenne, dont l’approche centrée autour du concept de Communauté accorde une importance capitale à la non discrimination.

Tant la communication des directions financières, relayée par les médias, qui porte en priorité son attention sur les questions environnementales, est propice aux effets d’annonces, aux prises de position emblématiques, et se prête à la séduction des messages publicitaires.

La Charte des Droits Fondamentaux de l’Union europĂ©enne stipule Ă  l’article 21 : « Est interdite, toute discrimination fondĂ©e notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’appartenance Ă  une minoritĂ© nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle. »

En France, la Charte de la Diversité, lancée en octobre 2004, qui vise à inciter les entreprises à garantir la promotion et le respect de la Diversité dans leurs effectifs, compte plus de 2750 signataires. Le Label Diversité lancé en décembre 2008, en revanche, instauré à l’initiative de l’ANDRH et de l’Afnor, afin de concrétiser les démarches des entreprises qui se sont engagées dans la Charte de la Diversité, marque le pas. On ne compterait à ce jour que 90 entreprises Labellisées.

Non pas que les candidatures n’aient pas été nombreuses, bien au contraire ; mais la plupart d’entre-elles a été recalée. Beaucoup d’entreprises, parmi les plus prestigieuses, ont eu la naïveté de penser que l’obtention du Label Diversité ne serait qu’une simple formalité. Bien mal leur en a pris.

Le Label Diversité est en effet extrêmement contraignant, il exige des actions concrètes, ainsi que des objectifs précis et mesurables. Il s’agit bien, en l’occurrence, de la définition et de la mise en œuvre d’une Politique Diversité, pour laquelle la nomination d’une personne « chargé de la Diversité » n’ayant en vérité aucune compétence sur le sujet, ni aucune délégation d’autorité, ne saurait suffire.

Rappelons que le cahier des charges sur lequel les entreprises candidates sont auditées afin d’obtenir le Label Diversité, repose sur cinq critères : Dresser un état des lieux de la diversité ; Engager concrètement un dialogue social sur ce sujet ; Communiquer en interne, former et sensibiliser tous les salariés ; Prendre en compte la diversité dans tous les processus RH – du recrutement à la gestion des carrières – et l’évaluer.

Dans un billet publié le 30.03.10 par Novethic, Rodolphe Héderlé écrivait : (…) « beaucoup d’entreprises, notamment parmi les grandes, n’ont pas mis en place les processus de gestion des ressources humaines nécessaires pour garantir l’égalité des chances. La formalisation, et donc la traçabilité de ces processus, n’est pas suffisante. Dans les grandes entreprises, elle peut poser des problèmes informatiques et d’organisation pour récupérer et consolider toutes les données nécessaires au suivi des processus. Autre difficulté, la méconnaissance du cadre juridique. Certaines entreprises ont ainsi présenté des fichiers sur les origines ethno-raciales de leurs salariés à l’Afnor, une pratique proscrite par la loi. Malgré le débat médiatique sur la question, « cette interdiction n’est pas toujours connue », confirme Thierry Geoffroy. »

De fait, le Conseil de l’Europe s’est rĂ©cemment inquiĂ©tĂ©, dans un rapport publiĂ© le 15.06.10, de la persistance des discriminations raciales en France. Bien qu’il salue le travail de la Halde et celui effectuĂ© par la CitĂ© Nationale de l’Histoire de l’Immigration, le Conseil de l’Europe constate que les discriminations Ă  l’embauche demeurent « insuffisamment dissuasives ». VoilĂ  qui est joliment dit. Dans notre belle langue française, dans la catĂ©gorie « figures de style », on appelle cela un euphĂ©misme.

Sur le front de l’EgalitĂ© hommes femmes, dans le champ spĂ©cifique  de l’éducation, la situation ne semble pas avancer pas non plus, et ce dans tous les pays europĂ©ens. La Commission europĂ©enne a prĂ©sentĂ© le 07.06.10 une Ă©tude sur la manière dont les pays europĂ©ens abordent les inĂ©galitĂ©s entre les hommes et les femmes dans l’Ă©ducation. D’oĂą il ressort que « des diffĂ©rences liĂ©es au sexe persistent tant dans le choix des Ă©tudes que dans le niveau d’instruction atteint ».

Selon la Commission europĂ©enne, l’obstacle majeur de ces diffĂ©rences est liĂ© Ă  la persistance des rĂ´les et stĂ©rĂ©otypes fĂ©minins et masculins. « Hormis quelques exceptions, tous les pays d’Europe appliquent ou prĂ©voient d’appliquer une politique Ă©galitaire entre les hommes et les femmes dans le domaine de l’Ă©ducation. L’objectif premier est de battre en brèche les stĂ©rĂ©otypes et le partage traditionnel des rĂ´les masculins et fĂ©minins, mais il s’agit aussi de renforcer la reprĂ©sentation des femmes dans les instances de dĂ©cision, de contrecarrer les schĂ©mas classiques concernant le niveau d’instruction atteint par les garçons et les filles, ou encore de lutter contre le harcèlement liĂ© au sexe en milieu scolaire » peut-on ainsi lire sur le Site FenĂŞtre sur l’Europe.

La Commission fait le constat selon lequel les États prennent peu d’initiatives pour informer les parents sur les questions d’Ă©galitĂ© entre les sexes et les associer plus Ă©troitement Ă  la promotion de l’Ă©galitĂ© hommes femmes dans l’Ă©ducation. On touche sans doute lĂ  au cĹ“ur de la problĂ©matique de la promotion de la DiversitĂ©. Qu’il s’agisse de l’égalitĂ© hommes femmes, des personnes en situation de handicap, des seniors, des minoritĂ©s ethniques et culturelles, ou de toute autre forme de discrimination, il semble bien dĂ©cidemment que l’éducation soit l’action prioritaire Ă  mener afin de lutter efficacement contre l’exclusion sociale et pour l’égalitĂ© des chances.

En France, si l’on en juge par la publication, en 2008, des résultats de l’étude intitulée « Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires », réalisée pour le compte de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE), par  l’Université  Paul  Verlaine de  METZ, sous la direction de Pascal Tisserant et Anne-Lorraine Wagner, force est de constater que la partie n’est pas gagnée. Autre euphémisme.

Commentant les résultats édifiants de cette étude, Louis Schweitzer le président de la Halde, n’avait-il pas alors déclaré : « Les programmes ne mettent pas la Lutte contre les Discriminations au centre de l’éducation » ? - précisant que les manuels scolaires n’étaient ni racistes, ni sexistes, mais « qu’ils reflétaient la société d’hier plutôt que la société d’aujourd’hui ou celle de demain. »

On aimerait croire que les nouvelles Ă©ditions des manuels scolaires ont pris en compte ces remarques, suggestions, et critiques. Est-ce trop demander Ă  l’Éducation Nationale que de faire un effort afin d’ĂŞtre en phase avec la sociĂ©tĂ© de son temps ?

LES FOULÉES DE COURTABOEUF 2009

Mercredi 20 mai 2009

Pour la 2ème année consécutive, le Cabinet ADHERE RH est partenaire officiel d’un événement festif et sportif: « Les Foulées de COURTABOEUF », qui se tiendra le 27 mai 2009.

En plus de ce soutien, le Cabinet participe à la course à sa manière….. Avec une joëlette !!

Mais….qu’est-ce qu’une Joëlette ?

Une joĂ«lette est un lien sportif entre une personne handicapĂ©e et un sportif valide. Qui n’a jamais rĂŞvĂ© de faire une course Ă  la manière de ClĂ©opâtre, Ă  savoir assis pendant que des personnes portent le siège ? C’est très simple, il suffit d’avoir une joĂ«lette.

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Inventée par Joël CLAUDEL, pour son neveu myopathe, il s’agit d’un appareil de transport, monté sur une unique roue centrale.

Des brancards à l’avant et l’arrière permettent à des porteurs soit de tirer/pousser en faisant rouler, soit de porter selon les reliefs du parcours. Des lanières latérales peuvent servir afin de stabiliser encore davantage l’ensemble.

Réglable selon le handicap et selon la corpulence de la personne, la joëlette se veut un équipement sportif pour tous, liant à la fois les valides et non valides dans un effort commun.

Et….c’est quoi exactement les Foulées de COURTABOEUF ?

A l’origine des Foulées, on trouve d’abord le parc d’activité de COURTABOEUF. Décrétée zone d’activité en 1960 par le gouvernement, le territoire de COURTABOEUF, correspondait à des terres agricoles. Aujourd’hui, un des parcs d’activité majeur d’Ile de France situé dans l’Essonne, la zone accueille quotidiennement 24.500 salariés représentant plus de 1000 entreprises et 12.000 visiteurs.

S’étendant sur plusieurs communes, le parc possède sa propre entité, l’AGENCE COURTABOEUF DEVELOPPEMENT. Issue d’une convention opérationnelle entre les mairies de Villebon-sur-Yvette, des Ulis et de Villejust, et aujourd’hui syndicat intercommunal, l’agence permet une unité de gestion du parc ainsi que la réalisation d’opérations d’envergure telles que les Foulées de COURTABOEUF, mises en oeuvre par un partenariat actif avec la mairie de Villebon.

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Course à parcours multiples, elle est ouverte aux salariés des entreprises du parc et des administrations des communes avoisinantes. Afin de n’exclure aucune bonne volonté, cette course est divisée en deux parcours, de 5 ou 10 Kms, selon les possibilités des participants.

Le montant total engendré par les inscriptions est intégralement reversé à l’Etablissement et service d’Aide par le Travail (ESAT) du parc d’activité de Courtaboeuf, MOSAÏC SERVICES.

Il s’agit d’un établissement médico-social issu du Secteur Adapté, anciennement connu sous le nom de Centre d’Aide par le Travail (C.A.T), recensant 100% de travailleurs en situation de handicap et proposant des activités de sous-traitance aux entreprises telles que des prestations de blanchisserie, de traiteur ou encore de travaux de conditionnement divers.

Et….Comment le Cabinet ADHERE RH participe-t-il ? Et pourquoi ?

Le Cabinet s’implique, doublement.

D’une part, éthiquement. Les fonds amassés étant reversés à une entreprise oeuvrant dans l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés, les foulées sont l’occasion de sensibiliser les entreprises à l’emploi de personnes en situation de handicap. Nombreux sont ceux qui ne connaissent pas réellement les ESAT et il s’agit d’une occasion de valoriser leur travail.

Cette action se superpose aux activités du Cabinet, dont le cœur de métier est le Management des Ressources Humaines et la Responsabilité Sociale des Entreprises.

Le Pôle handicap, un des nombreux domaines d’intervention du Cabinet, repose entre autres sur des actions de sensibilisation et de formation du milieu professionnel ordinaire. Nous pouvons citer en autres exemples, la participation à la Semaine du Handicap, ou encore les prestations du Cabinet dans le cadre du dispositif national lancé par l’AGEFIPH pour les entreprises dites à quota 0, ne recensant aucune action positive pour les trois années consécutives de 2007, 2008 et 2009. ADHERE RH intervient auprès de 400 entreprises à la fois en termes d’aide à la recherche de solutions et de sensibilisation à l’ensemble des composants de l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.

La collaboration avec les Foulées ne s’arrête pas là ! Elle se veut également sportive. Une équipe ADHERE RH de 7 collaborateurs participera à la course avec une de ces fameuses joëlettes.

Et….Qui est dans la joëlette ?

Une joëlette est un équipement pour une personne handicapée. Afin de concrétiser son message, ADHERE RH, propose chaque année l’adhésion d’un tiers. Pour la première participation en 2008, l’entreprise APAR LOCATION, et son fondateur dirigeant Harold URBINO, lauréat du prix OCIRP Acteurs Economiques et Handicap - Innovation 2008 (www.exempleasuivre.com), s’était associée au projet.

Cette année, HANDI-CV partenaire du Cabinet, prend part à l’événement.

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Fondé en novembre 2003 par Philippe MANAEL, HANDI-CV, site emploi dédié aux personnes handicapées, se pose aujourd’hui comme une aide double, à la fois aux employeurs dans leur recherche de profils que pour les travailleurs handicapés dans leur recherche d’emploi.

Vaste CVthèque, le site cherche à mettre en avant que l’insertion professionnelle des personnes handicapées afin d’être pérenne et pertinente doit porter avant tout sur la recherches de compétences et non d’un handicap.

La participation sportive de Mme Cathy SCIALOM concrétise cette union.

Au fait , est-ce que ADHERE RH TEAM a gagné en 2008 ?

Non…. Mais rappelons les sages propos d’un célèbre poète français : l’important n’est pas de gagner mais de participer !

Justine SERVANT

HUMOUR (?) ET DISCRIMINATION

Vendredi 10 avril 2009

L’humoriste (?) Dieudonné fait encore des siennes. Ses démêlés avec la justice, tristement, se suivent et se ressemblent.

On se souvient, peut-ĂŞtre, que le parquet de Paris avait ouvert le 29 dĂ©cembre une enquĂŞte prĂ©liminaire, après que l’humoriste ( ?) eut accueilli sur la scène du ZĂ©nith, Ă  Paris, Robert Faurisson, l’historien (?) rĂ©visionniste.

Comme L’humoriste (?) DieudonnĂ© ne fait pas dans la dentelle, une personne dĂ©guisĂ©e en dĂ©portĂ© juif avait, Ă  cette occasion, remis Ă  l’historien (?) le prix de l’infrĂ©quentabilitĂ© et de l’insolence ».

L’humoriste (?) DieudonnĂ© a Ă©tĂ©, par consĂ©quent, justement renvoyĂ© le 8 avril devant le tribunal correctionnel de Paris pour “injures raciales”.

On n’ignore pas que l’humoriste (?) a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ© par la Justice Ă  de nombreuses reprises, notamment lorsque, par exemple, il avait, en 2005, assimilĂ© la mĂ©moire de la Shoah Ă  de la “pornographie mĂ©morielle”.

Quant Ă  son petit copain, l’historien (?) Robert Faurisson, il faut se rappeler qu’il a Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ© pour nĂ©gationnisme, et  fait l’objet d’une nouvelle enquĂŞte judiciaire pour avoir qualifiĂ© l’Holocauste de “religion officielle” qui “continue d’abuser des millions de gens par des procĂ©dĂ©s grossiers”.

Dieudionné, le pauvre humoriste (?) se considère comme une malheureuse victime de discrimination, parce que les municipalités sont de plus en plus nombreuses à lui refuser l’accès aux salles de spectacles. Mais que fait-on donc la HALDE ?

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Mieux vaut en rire qu’en pleurer. Et on ne peut résister à l’envie de pasticher, en toute modestie, l’immense humanité et l’immense humour du regretté Raymond Devos :

« Dieudonné le bien nommé, étant donné que c’est Dieu qui t’a donné le don d’être né, pourquoi te sentir discriminé ? Dieudonné, ce n’est pas parce que Dieu t’a donné le don d’être né que, sacré nom de Dieu – Donné, tu te donnes des airs de Dieu-Donné !

DieudonnĂ©, le bien nommĂ©, nom de Dieu- DonnĂ©, arrĂŞte donc de faire des pieds de nez Ă  l’humanitĂ©, on t’a pas sonnĂ©. Dieu t’a assez donnĂ© !

Arrête tes démêlés avec l’humanité Dieudonné, ou bien Dieu ne va pas te pardonner, Tonnerre de Dieu-Donné ! »

CULTURE, LOISIRS, TOURISME ET HANDICAP

Vendredi 31 octobre 2008

L’étymologie du mot tourisme nous en laisse entrevoir les prémices. Créée au 18ème siècle et insufflée par la population britannique bourgeoise, la tendance du «Great Tour », représentait une pratique élitiste dont le concept était l’ouverture de l’esprit par la découverte de nouvelles cultures pendant une période donnée généralement à la fin du parcours universitaire.

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Le premier choix de destination fut la France.

En effet, la multi culturalité, la possibilité de découvrir la quasi-totalité des types de paysages (littoral, montagnard, rural et enfin urbain), la position géographique européenne carrefour et enfin, l’échelle humaine du pays constituaient un ensemble d’arguments faisant de la France une destination incontournable.

Ensuite, le tourisme se popularisa peu à peu, il devint une demande de vacances émanant de l’ensemble de la population et finit par être, au 20ème  siècle,  considéré comme un droit dû à chacun.

Les loisirs sont devenus des composants identitaires permettant de se différencier voire de se réaliser.

Le « tourisme et handicap », ou tourisme adapté, ne se développe pas pour autant à la même vitesse que le tourisme dit « de masse ». Ce n’est qu’en 2001, que le label « Tourisme et Handicaps » voit le jour afin d’assurer un niveau de qualité et d’accessibilité dans les sites touristiques.

Cependant, en visant l’efficacité, le changement ne doit-il pas être à la fois externe et interne ? L’insertion professionnelle des travailleurs handicapés dans les secteurs du tourisme, des loisirs et de la Culture est aujourd’hui une pratique peu répandue ou peu communiquée.

L’obligation d’emploi d’emploi de 6% de la loi 1987, obligeant toutes les entreprises de plus 20 employĂ©s en Ă©quivalent temps plein, a permis d’instaurer un dĂ©but de nouvelle approche du recrutement.

Le mouvement n’est cependant pas unanime.

La conférence que le Cabinet ADHERE RH  anime le 18 Novembre 2008, « L’emploi des travailleurs handicapés dans le secteur du Tourisme et des Loisirs et de la Culture », sera l’occasion de mettre en lumière ces enjeux.

adapt-blog.gifElle sera organisée à Paris dans le cadre de la 12ème Semaine pour l’emploi des personnes handicapées.

En partenariat avec l’Association HF Égalité, et avec le soutien du Conseil Régional de l’Ile de France.

Référencée sur le Site de l’ADAPT, elle sera la scène d’échanges et de témoignages nous permettant d’appréhender concrètement la synergie des compétences professionnelles de la Culture et du Tourisme avec le handicap.

Avec notamment la participation de :

Philipe CONSOLINO, Université des Sciences Sociales de Toulouse, Sociologue, Enseignant-chercheur, Professeur agréé de l’IPST-CNAM, Chargé de Recherches au LEREPS-GRES

Alice LOPEZ, Centre d’Orientation Sociale et Centre de Réadaptation Professionnelle et de Formation (COS –CRPF), Conseillère en Insertion

Jean-Paul PERBOST, Centre des monuments Nationaux (CMN), ConfĂ©rencier et Responsable de l’Antenne pour le public sourd.

Et le grand témoignage de :

Anne RADOVICK, CLUB MED,  Chargée de Mission Handicap

Josef SCHOVANEC, Association ASPERGER AIDE de France, Secrétaire Général

Nous serons amenés à constater que L’Emploi de Travailleurs handicapés dans les secteurs de la Culture, des Loisirs et du Tourisme comporte de nombreux enjeux : une valorisation de l’image parfois controversée du tourisme, une approche diversifiée du management dans les entreprises des loisirs, et une nouvelle conception des divertissements culturels et touristiques adaptés, permettant une ouverture vers de nouveaux marchés.

Justine SERVANT - ADHERE RH - Consultante RH

LOISIRS ET HANDICAPS AU SERVICE DE L’INTÉGRATION

Mardi 8 juillet 2008

«  La pratique rĂ©gulière du sport est bĂ©nĂ©fique, elle engendre des amĂ©liorations sur la santĂ©, diminue la mortalitĂ©, limite les pratiques toxicologiques, ralentit le vieillissement et surtout augmente les facultĂ©s d’autonomie. » (Bernard Basset – Directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de la santĂ© publique. SĂ©minaire EuropĂ©en FNOMS - Paris nov. 2001)

L’intégration des personnes en situation de handicap dans le monde du travail progresse. Le législateur par les lois de 1987 puis celle de 2005 se fait l’écho de cette volonté de vision uniformisée des travailleurs.

Cependant, la notion de travail synonyme de réussite sociale, s’édulcore. Cette valeur correspond à l’époque des babys boomers, génération diminuant sur le marché du travail pour laisser place à une nouvelle : la génération Y.

En opposition aux générations précédentes , la définition du niveau social ne se fait plus par le travail, lequel passe dorénavant au second plan.

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Avec 48% des français pratiquant un sport, les loisirs et la santé tendent de plus en plus à devenir des    préoccupations phares tant au niveau personnel que sociétal.

Cette tendance est relayée par des campagnes gouvernementales.

Lancée en 2001 « mangerbouger.fr » met ainsi  l’accent sur la nutrition et l’activité sportive. Le cumul de la pratique des deux loisirs, culturel et sportif, progresse  de même, démontrant que cet engouement pour le divertissement devient un élan général.

En pré-période des Jeux Olympiques et post-effervescence de la terre battue et des balles jaunes de Roland Garros, les sports de haut niveau nous tiennent en haleine.

Et quand est-il donc de l’intégration des loisirs pour les personnes en situation de handicap ? Cette notion reste pour la plupart d’entre nous, amateurs de sport ou non, une idée abstraite.

Du foot pour les non-voyants ?! Du rugby pour les personnes en fauteuil ?!

Tout aussi impressionnants mais beaucoup moins connus, les loisirs sportifs adaptés sont trop peu souvent médiatisés.

En parallèle des compétitions internationales pour valides se tiennent des compétitions internationales Handisport, comme le tennis en fauteuil roulant, tournoi dont le rendu visuel et l’ardeur n’ont rien à envier à son grand frère. La quasi-totalité des sports connaissent ainsi leur version handisport.

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Les Jeux Paralympiques , qui vont se tenir du 6 au 17 septembre 2008, représentent l’occasion d’ouvrir un débat :

Celui de l’intégration sociale des personnes en situation de handicap par le sport.

Le sport constitue un loisir social contemporain prépondérant.

Le rythme de vie moderne allonge le temps passé dans les transports, ou celui où nous sommes assis à nos bureaux.

Le stress et les inconforts physiques incitent Ă  nous entretenir davantage.

La pratique d’un sport est d’autant plus importante pour une personne en situation de handicap qu’elle ne l’est pour une personne valide.

Ces activités apportent des techniques de rééducation mais sont, avant tout, des moteurs de socialisation avec des lieux de rencontres et de mixité souvent manquants. Ils sont la scène de valorisation personnelle basée sur la compétence et non plus la déficience, offrant ainsi une réelle motivation d’implication.

L’accessibilité des loisirs sportifs est aujourd’hui orchestrée par un réseau d’acteurs spécifiques. La fédération Handisport  se porte en modèle majeur, rassemblant organismes et compétitions sur toute la France. D’autres organisations œuvrent au niveau national, telle que la Fédération Française du Sport Adapté , comme à des niveaux plus décentralisés avec des Comités Régionaux ou Départementaux.

Ne nous arrêtons pas là ! Combien d’autres synergies pourrait-il encore se créer ?

Et les loisirs ne peuvent-ils pas ĂŞtre pris dans un cadre plus large : celui des loisirs sportifs et des loisirs culturels ?

Porteurs d’enjeux similaires : une affirmation personnelle pour une meilleure intégration sociale. Nul doute, leur accessibilité est à développer.

Justine SERVANT - ADHERE RH - Consultante Accessibilité et Tourisme

C’EST QUOI LE BONHEUR ?

Mercredi 6 février 2008

Les sociĂ©tĂ©s occidentales n’ont cessĂ© depuis l’antiquitĂ© de poser avec insistance la question du bonheur.

Les philosophes grecs, Socrate, Platon, et Aristote, parmi tant d’autres, considèrent même que le bonheur est le but suprême à atteindre.

Toute activitĂ© humaine, nous dit Aristote, vise quelque chose de bon, c’est-Ă -dire le bien, sachant que ce qui est ultimement visĂ©, le bien placĂ© au sommet, est le bonheur.

Les économistes à leur tour, dès la fin du XIXème siècle, se sont emparés du bonheur, afin de n’être pas en reste.

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Toute la question étant de savoir : qu’est-ce qu’on entend par bonheur ? Et c’est là que commence la controverse, laquelle, depuis la philosophie grecque, n’a cessé de se développer.

Jusqu’à l’ONU qui s’est penché sur le sujet et qui a mis en œuvre dans les années quatre vingt dix  le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), afin de créer l’indicateur de développement humain (IDH).

L’IDH est la moyenne de trois indicateurs (espérance de vie à la naissance, taux d’alphabétisation et PIB en parité de pouvoir d’achat PPA). L’indice est compris entre 0 et 1. En 2005, le pays classé en premier est l’Islande avec un indice de 0,968 et la Sierra Leone est la dernière, au 177ème rang, avec 0,336 ; la France occupant la dixième position, devant notamment les Etats-Unis douzième, et l’Allemagne vingt deuxième, s’il vous plait.

Aujourd’hui, la question ne se pose plus exactement dans les mêmes termes, et la notion de bien-être, certes moins ambitieuse et apparemment – apparemment seulement - plus facile à cerner, s’est lentement mais sûrement substituée à celle du bonheur.

Soit le bien-être. Mais qu’est-ce que le bien-être ? Là aussi, les avis divergent, et les nombreux outils et méthodes pour tenter de le quantifier ou de le mesurer diffèrent les uns des autres.

Le Monde Economie du 29 janvier 2008, dans un dossier très documenté et instructif, dans lequel  est notamment présenté trois types de classements des pays, selon le PIB par habitant, selon les indicateurs de développement humain en 2005,  et enfin selon l’indicateur de niveau de vie en 2004, pose la question en ces termes : « Le bonheur peut-il être un indicateur économique ? »

Et d’interroger Philippe d’Iribarne, polytechnicien, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des rapports de l’économie à son environnement culturel, lequel déclare :

« J’ai beaucoup travaillé sur cette question (le bonheur) au début des années 1970. Mais j’ai renoncé à poursuivre mes recherches en raison de l’extrême difficulté à trouver un critère transcendant.

Comment définir, en effet, ce qui fait une vie humaine réussie ? Est-ce qu’un moine zen réfugié dans la prière au Japon est plus heureux que Johnny et Laetitia sur un yacht ? Personne n’en sait rien. Il n’y a aucun moyen de faire du bonheur un objet de science.»

Allons, bon, nous voilà bien avancés !

Pour en revenir à l’ONU, remarquons que le PNUD a  publié fin novembre 2007 l’édition 2007-2008 de son Rapport mondial sur le développement humain, sous-titré « La lutte contre le changement climatique : un impératif de solidarité humaine dans un monde divisé. »

Attac ( Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens) fait, en date du 28.12.07,  sur son Site, le commentaire suivant sur ce Rapport : « La qualitĂ© traditionnelle de ce travail est au rendez-vous, toutefois, on est gĂŞnĂ© par la foi mise par les Ă©conomistes du PNUD dans les mĂ©canismes des marchĂ©s pour s’opposer aux très graves dommages fort bien recensĂ©s et dĂ©crits par ailleurs. »
Attac écrit encore:

« Pourquoi, diable, les excellents économistes du PNUD restent-ils au milieu du gué ? Parfois même, dans quelques cas, ils restent sur l’autre rive ? Pourtant, comme souvent ils savent parfaitement poser la véritable problématique: « Combattre le changement climatique est une attitude qui dépasse la rupture entre les générations !»

«  Le nœud de l’affaire réside, pour les économistes du PNUD, dans la confiance qu’il continuent d’accorder au ressort fondamental de l’économie de marché pour inverser l’ordre des choses ; contre l’évidence même de ce qu’ils savent si parfaitement démontrer tout au long de chacune des 382 pages de leur Rapport.»

Le prĂ©sident de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a dit qu’il espĂ©rait « qu’une des choses qui sortira de Davos cette annĂ©e, ce ne soit pas seulement les dĂ©bats sur les marchĂ©s financiers et boursiers, mais aussi ceux sur la faim et la malnutrition. »

Il est entendu qu’il est vain d’espĂ©rer, pour notre part, trouver le bonheur du cĂ´tĂ© des marchĂ©s financiers et boursiers, surtout par les temps qui courent.

On se demande ce que Jérôme Kerviel et ses collègues traders peuvent bien penser de tout cela.

Et on s’interroge : ne pourraient-ils pas mettre leur formidable intelligence mathĂ©matique au service du bonheur ?

CULTURE, MORALE, ET RSE

Mercredi 23 janvier 2008

La culture d’un pays étranger a bon dos, elle peut à première vue tout expliquer, les caractéristiques physiques de ses habitants comme leurs croyances, leurs institutions comme leurs idées.

En vĂ©ritĂ©, la connaissance qu’on en a, nous disent les spĂ©cialistes de l’interculturel, se rĂ©sume gĂ©nĂ©ralement aux reprĂ©sentations qu’on s’en fait, c’est-Ă -dire Ă  des prĂ©jugĂ©s et des stĂ©rĂ©otypes.

Nous sommes tous, mĂŞme les esprits les plus brillants d’entre nous, les victimes de cette fâcheuse habitude consistant Ă  faire du rĂ©ductionnisme culturel.

Les allemands sont, comme chacun le sait, disciplinĂ©s, et les japonais industrieux; les brĂ©siliens affirment que le portugais manque d’imagination, le français se moque de l’absence d’intelligence des belges, et l’amĂ©ricain de celle des polonais; de quelqu’un qui monte dans le bus sans payer, les italiens disent qu’il ” triche comme un portugais “, etc.

Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, on a souvent dit et rĂ©pĂ©tĂ© que le protestantisme et la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique Ă©taient corrĂ©lĂ©s; c’est un fait admis par l’ensemble des historiens; le goĂ»t du travail, l’ardeur laborieuse des protestants et leur âpretĂ© supposĂ© au gain seraient, entre autres, Ă  l’origine du matĂ©rialisme du monde moderne.

Luther, Calvin, et la Réforme, champions du libéralisme ? Voire.

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Comment peut-on expliquer la domination des universités anglo-saxonnes sur la recherche relative au développement durable et la responsabilité sociale des entreprises (RSE), puisqu’au palmarès des quinze premières universités selon le nombre de publications sur les sujets environnementaux, sociaux et éthiques, on trouve 8 universités américaines, 4 universités canadiennes, 2 universités britanniques, et 1 université néerlandaise ?

La réponse tombe sous le sens; mais la culture protestante voyons!

Selon José Allouche, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de Paris (université Paris-I-Panthéon-Sorbonne), directeur de l’Ecole doctorale en sciences de la décision et de l’organisation (IAE Paris, Ensam, HEC) et président du jury du Prix de la recherche « Finance et développement durable » qui a décerné le prix 2007 à quatre lauréats et attribué deux bourses pour des projets de recherche, l’explication ne fait pas le moindre doute:

« Cette domination n’est pas étonnante, explique le professeur Allouche (Le Monde daté mardi 22 janvier 2008), dans la mesure où une interprétation possible de la montée actuelle des thèmes de la RSE peut-être celle d’une résurgence de la morale protestante dans le monde des affaires, qui touche donc principalement les pays anglo-saxons et scandinaves. »

Et le journaliste du Monde, Antoine Reverchon, d’ajouter que « l’intrication de la morale et de la pratique des affaires est un trait moins marquĂ© dans les pays latins », et que « l’intĂ©rĂŞt pour la RSE apparaĂ®t ĂŞtre davantage de l’ordre de la communication que de la conviction ». Ah, bon?

Mais où diable vont-ils chercher tout ça?

On nous avait jusqu’ici enseignĂ©, afin de comprendre les raisons de leur rĂ©ussite Ă©conomique, que l’absence des tabous de l’argent et du profit Ă©taient deux caractères culturels essentiels des pays protestants, notamment des Etats-Unis.

Voici qu’il nous faudrait maintenant intégrer le postulat contraire, l’idée saugrenue selon laquelle la prégnance de la morale dans leur culture détermine leur domination dans la recherche universitaire sur la RSE !

Pourquoi n’irait-on rechercher dans le patrimoine génétique des anglo-saxons les preuves irréfutables de leur domination sur les questions de la RSE?

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Nous vous suggérons, quant à nous, d’une manière certes plus terre à terre et pragmatique, de consulter attentivement les classements des universités dans le monde établis par de nombreuses institutions, et leur impact sur la mobilité des chercheurs, et principalement celle qui fait le plus autorité aujourd’hui, à savoir le classement élaboré par l’université Jia Tong de Shanghai.

Que constate-t-on en effet ? Nul mystère, les universitĂ©s françaises ou europĂ©ennes sont fort mal positionnĂ©es. Car, au total, sur 500 universitĂ©s dans le monde, on trouve 167 universitĂ©s amĂ©ricaines – elles figurent parmi les 18 premières ! - 43 britanniques, 40 allemandes, 32 japonaises, 23 italiennes, 21 françaises. La première est l’universitĂ© Paris VI en quarante cinquième position, suivie de l’universitĂ© Paris XI en soixante quatrième position.

Mais, alors, me direz-vous, qu’est-ce que vous faites de l’université néerlandaise qui fait pourtant partie du palmarès des quinze universités selon le nombre de publications sur les sujets environnementaux, sociaux et éthiques?

Ah, j’ai oublié ! Cette fameuse « martingale » que représente le protestantisme. On gagne à tous les coups. Mais, bien sûr, où avais-je donc la tête ?