LE DRH ET LA RSE
Mercredi 28 novembre 2007Dans l’étude intitulĂ©e « Quelle place pour la mobilisation des salariĂ©s dans la communication dĂ©veloppement durable des entreprises du CAC 40 ? » publiĂ©e en septembre 2007 par Novethic, le centre de recherche et d’expertise sur la ResponsabilitĂ© Sociale des entreprises (RSE) et l’Investissement Socialement Responsable (ISR), on est surpris de lire que les Directions des Ressources Humaines, les Responsables de Formation, et les universitĂ©s d’entreprises ne se sont pas ou se sont peu emparĂ©s de la problĂ©matique de la RSE. “Les Ressources Humaines n’en font pas une de leurs compĂ©tences” est-il prĂ©cisĂ©.
Selon cette étude, « leur intervention dans la mis en place d’une stratégie RSE n’est évoquée que dans 7 cas sur 40, alors qu’il est logique d’imaginer que soient mentionnées d’éventuelles collaborations entre Directions du développement Durable et DRH sur le sujet. »
Du coup, on n’est pas franchement surpris d’apprendre que « le déploiement de la RSE par le biais de la formation ne fait pas partie des objectifs pour plus de la moitié des entreprises » du CAC 40, ni que la RSE ne semble pas perçue comme un enjeu stratégique ».
Dans la plupart des entreprises du CAC 40, donc, les actions de sensibilisation et de formation Ă la RSE sont gĂ©nĂ©ralement d’une portĂ©e limitĂ©e, soit qu’elles s’inscrivent exclusivement dans la Semaine du DĂ©veloppement Durable (on connait cette fâcheuse tendance avec la Semaine pour l’Emploi des Personnes handicapĂ©es), soit qu’elles ne concernent qu’une ou quelques unes seulement des thĂ©matiques de la RSE, alors qu’une approche globale s’imposerait et qu’elle serait autrement plus efficace.
Pourtant, si les DRH et les Responsables de formation ne souhaitent pas, Ă l’avenir, se contenter de jouer les seconds couteaux, voire les rĂ´les de figurants, dans la mise en place des dĂ©marches de la RSE, il nous semble qu’ils ont un certain nombre de dĂ©cisions et de positions Ă prendre, car la RSE quoi qu’on en pense n’est pas un simple effet de mode.
Beaucoup de DRH selon d’autres Ă©tudes estiment dĂ©jĂ qu’il leur incombe de mettre en place des dispositifs concourant, entre autres, Ă la protection sociale, Ă l’employabilitĂ©, Ă l’embauche des jeunes, au travail des sĂ©niors, ou au management de la santĂ©.
Mais il semble Ă©galement Ă©vident que les mĂ©tiers des Ressources Humaines arrivent Ă un tournant dans la vie et la culture d’entreprise. En vĂ©ritĂ©, les Ressources humaines telles qu’elles Ă©taient dĂ©finies et actĂ©es dans le passĂ© tendent Ă perdre, de plus en plus, leur justification et leur valeur, c’est Ă dire leur crĂ©dibilitĂ©; et la pratique du social, telle qu’elle Ă©tait exercĂ©e jusqu’ici est en voie de disparaitre.
D’aucuns prĂ©tendent que les mĂ©tiers RH vivent une pĂ©riode de crise, c’est-Ă -dire de remise en question.
La mondialisation est certes passĂ©e par lĂ , l’environnement a changĂ©, les enjeux se sont dĂ©placĂ©s, et la pression venue de toutes parts est considĂ©rable pour que l’entreprise s’investisse dans une forme de responsabilitĂ© dĂ©passant la seule finalitĂ© du profit. C’est tout le sens de la rĂ©volution qui se dĂ©roule sous nos yeux.
D’où l’émergence de la RSE.

Ce qu’il est convenu d’appeler les parties prenantes, en l’occurrence les actionnaires, les clients, et la collectivité, outre les salariés, voilà quels sont les nouveaux interlocuteurs et les nouveaux champs d’action des DRH.
S’agissant des salariés, en particulier, il s’agit maintenant pour ces derniers d’être en mesure d’attirer, de développer et de fidéliser les talents ; d’afficher des valeurs fortes, de s’y engager, et de démontrer leurs capacités à les concrétiser au quotidien, dans les référentiels de compétences et les critères d’appréciation notamment ; de mener une politique de recrutement et de management de la diversité exemplaire ; de lutter contre les discriminations; d’encourager et de soutenir l’engagement individuel de leurs salariés dans des Associations et des ONG; ou de promouvoir le comportement citoyen sous toutes ses formes.
Le DRH ne peut pas, ne peut plus, se permettre d’être absent de ces débats-là et de ce mouvement irréversible qui revisitent, renouvellent, et enrichissent en profondeur tous les process et les pratiques RH .
Vous avez dit “DRH StratĂ©gique” … ?
Alors qu’on comptait fin juin 2007, selon l’Observatoire de l’ANPE dans son Ă©tude publiĂ©e en octobre 2007, en France MĂ©tropolitaine, 234 500 demandeurs d’emploi handicapĂ©s inscrits, et que des dizaines voire des centaines d’associations, d’entreprises, de grandes Ă©coles, de professionnels du recrutement, entre autres, ainsi que le MEDEF et l’Etat Ă son plus haut niveau, se mobilisent depuis plusieurs mois dans toute la France afin de faire en sorte que la semaine pour l’emploi des personnes handicapĂ©es soit une rĂ©ussite, comment rester impassible face Ă l’irrespect des organisations syndicales ?
Nous apporterons des éléments de réponses aux questions que se posent les entreprises lorsqu’elles sont confrontées aux problématiques difficiles, parfois douloureuses, du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap mental, parmi lesquelles :