Archive pour août 2008

SEXE, GENRE ET ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

Mercredi 27 août 2008

L’Égalité Professionnelle est un enjeu sociétal de l’entreprise, et lorsqu’on parle d’Égalité Professionnelle on doit toujours garder présent à l’esprit, au risque de s’égarer ou d’être hors sujet, l’indispensable distinction entre deux termes : le Sexe d’une part, le Genre d’autre part.

Le Sexe est une détermination biologique avec ses caractéristiques anatomiques et génétiques ; tandis que le Genre renvoie l’individu à son rôle social, ses attitudes et ses comportements.

Le Sexe ne varie pas d’une société à une autre, d’une culture à une autre, voire d’une époque à une autre, ce qui n’est pas le cas du Genre.

S’agissant de l’Ă©galitĂ© des genres, par consĂ©quent, il ne s’agit rien moins que d’avancer le principe universel suivant : tous les ĂŞtres humains sont en droit, quel que soit leur sexe, de dĂ©velopper librement leurs aptitudes et de faire des choix sans que la sociĂ©tĂ© leur impose des rĂ´les et des fonctions ou limite leur champ d’aspirations.

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Qu’ils soient femmes ou hommes, tous les êtres humains ont droit à la même considération, au même traitement.

Ce qui ne signifie pas que les femmes et les hommes sont identiques ou qu’on vise à faire en sorte qu’ils le deviennent.

Ce qui représente une erreur d’interprétation fort commune, ou un piège grossier dans lequel on voudrait nous entraîner, voire une utopie.

L’un des premiers objectifs d’un projet de société visant à instaurer l’Égalité Professionnelle est, d’une part de prendre en compte la différence historique des traitements sociaux des femmes et des hommes, et, d’autre part, de prendre des mesures afin de corriger et de compenser celle-ci, en termes de droits, d’avantages, et d’opportunités.

Entendons-nous bien. Le traitement des femmes et des hommes, puisqu’ils ne sont pas identiques - n’ayant pas les mĂŞmes besoins notamment - ne peut pas ĂŞtre identique non plus. Il se doit en revanche d’être Ă©quivalent, toujours en termes de droits, d’avantages et d’opportunitĂ©s, mais Ă©galement et cela va sans dire d’obligations.

C’est dans ce cadre méthodologique, plus que philosophique, que notre Cabinet organise et anime en partenariat avec l’Association HF Egalité, et le soutien du Conseil Régional d’Ile de France, une conférence/Débat « Égalité Professionnelle : Mythes et Réalités » le 18 septembre 2008, à PARIS, de 9h00 à 12h00.

Avec notamment la participation de : ValĂ©rie BENHAIM - Groupe CASINO - Responsable Recrutement - Direction Insertion et SolidaritĂ©; Barbara BULLIOT - TB Gestion Juridique - Juriste Experte en Droit Social; Michel DAVID - Ville de Roubaix - Directeur GĂ©nĂ©ral Adjoint en charge de la Mission DiversitĂ©; Claire DESAINT - Consultante en EgalitĂ© Professionnelle - Conseillère Technique de 2002 Ă  2004 au Cabinet de Nicole AMELINE, Ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la paritĂ© et Ă  l’ÉgalitĂ© Professionnelle.

Conférence gratuite, sur invitation.

Information et inscription : contact@adhere-rh.com

MIGRATIONS ET PLANTES GRIMPANTES

Mercredi 13 août 2008

En cette période estivale, où tout un chacun profitant de vacances sans nul doute bien mérités, évacue le stress accumulé durant de longues semaines voire de longs mois, et tente de  se rapprocher de Mère Nature afin de se ressourcer – la campagne ou la mer pour les uns, la forêt ou la montagne pour les autres - il n’est pas interdit d’aborder des questions qui, de prime abord, ne semblent peut-être pas relever de nos préoccupations quotidiennes, mais à y regarder de plus près nous concernent tous au plus haut point, et de la façon la plus grave qui soit.

Car, on apprend que la revue Science vient de publier dans son numéro daté du 27 juin 2008 les conclusions d’une étude relative à la migration des plantes.

Ah, la belle affaire nous diriez-vous ! Pensez-vous qu’il soit bien utile de nous arracher Ă  la douce torpeur estivale pour des considĂ©rations aussi secondaires ?

Pourquoi nous alarmer de la sorte ? Qu’est-ce que cela peut nous faire ? Et d’abord, ces questions peuvent-elles intĂ©resser quinconque, Ă  l’exception de quelques scientifiques ?

Imaginez-vous, qu’on observe dans la migration des plantes d’étranges phĂ©nomènes, et d’Ă©tranges comportements.

Là, on sent votre impatience, sinon votre exaspération. Bon, très bien, et alors ?

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Eh bien voilĂ . Selon l’Ă©tude menĂ©e par des chercheurs d’AgroParisTech (Institut des sciences et industries du vivant et de  l’environnement), de l’universitĂ© catholique du Chili, et du CNRS, que rapporte le Site cdurable.com, qui ont observĂ© la rĂ©partition de 171 espèces vĂ©gĂ©tales, il s’avère que les plantes migrent en altitude en rĂ©ponse au rĂ©chauffement climatique.

On ne plaisante pas du tout, et il ne s’agit nullement d’un canular, encore moins du scĂ©nario d’un film science fiction de sĂ©rie B.

On est trĂ©s sĂ©rieux contraire. Les plantes ont trop chaud, les plantes Ă©touffent, elles ont besoin d’air, elles cherchent dĂ©sespĂ©rĂ©ment de la fraĂ®cheur. Elles ne cessent de prendre de la hauteur - littĂ©rallement - c’est Ă  dire de grimper, Ă  une vitesse considĂ©rable. On ne parle pas de quelques centimètres, mais de 29 mètres tous les dix ans! Vous avez bien entendu.

Les plantes, mais également les mousses, les fougères et les herbacées, qui elles grimpent à un rythme beaucoup plus élevé - 85 mètres en moyenne ! – cela parait inimaginable ! élisent de plus en plus domicile en altitude.

Bien que toutes les espèces observées ne grimpent pas à la même vitesse, l’étude ne laisse aucun doute : elles sont toutes affectées par le réchauffement climatique et tentent de lutter pour assurer leur croissance et leur reproduction.

On se dit que le naturaliste anglais Charles Darwin, s’il Ă©tait encore parmi nous, ne manquerait pas de voir lĂ  l’illustration de la validitĂ© de ses thĂ©ories sur l’évolution, la sĂ©lection naturelle, et la lutte pour la vie.

Et à ce propos, on ne rĂ©siste pas Ă  l’envie de vous recommander la lecture, toutes affaires cessantes, de « La revanche de GaĂŻa », publiĂ© en 2007, écrit par un autre gĂ©nial scientifique britannique, Ă  savoir James Lovelock.

Celui que beaucoup de scientifiques à travers le monde placent au même niveau que Charles Darwin pour ce qui est de la connaissance des rapports des êtres vivants avec leur environnement, porte dans cet ouvrage un diagnostic sans ambiguïté et sans concession sur l’état de notre planète.

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James Lovelock nous prĂ©vient : les concepts du dĂ©veloppement durable arrivent trop tard, et nous allons faire face Ă  des catastrophes Ă©cologiques sans prĂ©cĂ©dent ainsi qu’à l’effondrement des civilisations.

Avant la fin du siècle, annonce t-il, des millions parmi nous auront disparu et les quelques humains encore fĂ©conds qui survivront habiteront le seul endroit oĂą le climat sera encore tolĂ©rable, l’Arctique.

Brrr … ça fait froid dans le dos, rien que d’y penser, et le parallèle avec la situation des plantes est frappant.

James Lovelock a-t-il raison ou tort ? Réponse dans quelques décennies.

D’ici lĂ , les plantes et autre mousses, fougères et herbacĂ©es, auront atteint des sommets.

ÉCO, ÉCO, ÉCO !

Lundi 4 août 2008

La linguistique nous apprend qu’un prĂ©fixe est un mot – un affixe - qui est placĂ© au dĂ©but d’une racine pour former un nouveau mot.

Et en matière de préfixes, ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent aujourd’hui prétendre rivaliser avec le mot éco.

Car, chacun peut en faire l’expérience, éco est inévitable, incontournable, éco est une véritable star des temps modernes.

Éco est partout, il fait la une des journaux, revues, magazines, chaînes de télévision. Il est omniprésent sur Internet. On le décline à toutes sauces, comme à l’infini.

Qu’on en juge plutôt : éco achats - éco amical (ben oui !) - éco citoyen - éco consommation - éco design - éco efficacité – éco produits - éco responsabilité - éco tourisme, etc., la liste est longue.

Et le public de s’interroger : de quoi parle t-on au juste ? Que veulent dire ces nouveaux termes et concepts ? Quelles réalités recouvrent-ils ?

On aurait tort de croire que ces nouveaux mots sacrifient simplement à la mode, qu’ils se contentent en quelque sorte de respirer l’air du temps. Ils ne sont pas, loin s’en faut, vides de sens.

Prenons éco responsabilité par exemple :

L’éco responsabilité c’est l’affaire de l’Etat. C’est une démarche initialisée au plus haut niveau de l’Etat.

On parle d’éco responsabilitĂ© lorsque l’Etat entend s’appliquer Ă  lui-mĂŞme les dĂ©marches qu’il cherche Ă  promouvoir auprès des acteurs Ă©conomiques.

Car il revient Ă  l’Etat de montrer l’exemple : il doit par consĂ©quent veiller aux impacts Ă©conomiques, sociaux et environnementaux de chacune de ses actions.

Il doit intégrer le développement durable aux politiques publiques ; et il doit le prendre en compte dans son fonctionnement au quotidien.

Qu’il s’agisse entre autres de la rĂ©duction de sa consommation, dont celles de l’eau, d’énergie, et de papier ; de l’amĂ©lioration de la gestion de son patrimoine ; de la rationalisation de sa flotte de vĂ©hicules ; ou encore de la mise en place d’une politique d’achats favorisant les produits ayant le moins d’impact sur l’environnement.

L’éco responsabilitĂ© n’est pas un vain mot. A preuve, la notion d’éco responsabilitĂ© est apparue dans le nouveau code français des marchĂ©s publics, dès 2004, autorisant ainsi l’introduction de considĂ©rations environnementales dans les clauses d’un marchĂ©.

Prenons maintenant l’éco efficacitĂ© : cela consiste Ă  faire et Ă  produire plus avec moins d’Ă©nergie, moins de matières premières consommĂ©es, et aussi par consĂ©quent moins de dĂ©chets. L’Ă©co efficacitĂ© vise Ă  transformer l’industrie en y intĂ©grant des considĂ©rations Ă©cologiques bien que, Ă  y regarder de plus près, l’impact direct de la dĂ©marche semble plus Ă©conomique qu’environnemental.

L’éco design dĂ©signe une nouvelle approche qui consiste Ă  mettre en Ĺ“uvre des mĂ©thodologies prenant en compte le respect de l’environnement dans la crĂ©ation et la conception des produits qui nous entourent.

Quant Ă  l’éco achats, cela signifie recourir Ă  des approvisionnements, produits et prestations, plus respectueux de l’environnement.

L’éco achats va dans le sens d’une gestion responsable et citoyenne des achats.

On parle aussi d’éco produits, s’agissant de produits entraĂ®nant moins d’impact sur l’environnement, tout au long de leur cycle : production, distribution, utilisation, fin de vie.

Enfin, pour couronner le tout, osons tout de go poser la question : vous considérez-vous comme un éco citoyen ?

Dans ce cas, cela veut dire que vous vous sentez pleinement responsable de la dĂ©gradation de l’environnement jusqu’Ă  l’Ă©chelle mondiale.

Autant sur le point du changement climatique, de la perte de la biodiversité, des ressources, que de votre santé, comme celle des autres, et de notre cadre de vie à tous.

Nous sommes tous ensemble responsables, Ă  commencer par nos quasi sacrĂ©es habitudes de consommation et nos comportements d’achats. On ne rĂ©siste pas Ă  la tentation de citer Albert Einstein : « La folie est de toujours se comporter de la mĂŞme manière et de s’attendre Ă  un rĂ©sultat diffĂ©rent. »

Nés sur les fonts baptismaux du Développement Durable, ces nouveaux termes et concepts nous prouvent, si besoin est, que notre rapport à notre environnement et notre planète bleue a commencé à changer. Signe des temps.

Chère, très chère planète Terre …