HANDICAP ET PANDÉMIE, HANDICAP ET SIDA

Grippe porcine, grippe mexicaine, grippe tout court…

Des pandémies frappent la planète. Aujourd’hui, elles se propagent à des vitesses fulgurantes, passant de touristes en touristes et frappent tous les continents.

Bien qu’elles soient moins médiatisées actuellement, il ne faut pas pour autant oublier certaines autres pandémies, telles que le SIDA qui compte 33 millions de personnes contaminées dans le monde ou encore l’hépatite C touchant 170 millions de personnes.

En vue de limiter la propagation, de vastes campagnes de communication et de soins sont lancées. Cependant, on peut se demander au sens large et sans entrer dans la polémique « celui qui gagne le plus est mieux soigné » : Sommes-nous tous égaux face à ces campagnes ?

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On considère aujourd’hui que 10% de la population mondiale est atteinte d’un handicap durable ou temporaire, soit environ 650 millions de personnes. Ces différences de perceptions ou de capacités ont-elles été prises en compte dans les interventions mises en œuvre ?

Les divers professionnels ou bénévoles de la santé, sont-ils formés à la Langue des Signes pour transmettre le message aux personnes déficientes auditives ? Les bâtiments de soins sont-ils accessibles aux personnes en situation de handicap moteur ? Les messages sont-ils adaptés envers les personnes déficientes intellectuelles?

Une des solutions à de nombreuses problématiques de santé réside dans une prévention structurée face aux modes de transmission. Une connaissance des bonnes pratiques sur l’hygiène de vie, sur la nourriture ou encore sur la protection lors de relations sexuelles représente la meilleure chance de salut aujourd’hui connue. Cependant afin d’être pérenne, cette vigilance doit être une maîtrise individuelle gérée de manière continue.

Mais comment se protéger si on ne connaît pas ces bonnes pratiques ? Et comment protéger si l’on ne peut communiquer ?

Dans le cadre précis de la lutte contre le virus du VIH, le principal effet de ce manque d’accessibilité de communication est une désinformation ayant eu pour conséquence que les personnes handicapées sont aujourd’hui une population à fort risque face au virus du SIDA.

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A ce titre, le Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ont élaboré une politique de communication commune.

Dirigée vers les gouvernements, la société civile et les organismes internationaux, elle se base sur un ensemble de recommandations et actions visant à amoindrir au maximum les barrières physiques et de compréhension.

Handicap et Sida.
Handicap et Maladie.

Un tabou important à lever afin de donner des outils permettant de faire connaître les risques et les mesures à prendre. La formation et sensibilisation du monde professionnel de la santé aux divers modes de communication envers les personnes handicapées semblent incontournables.

Peut être pas tous égaux face aux soins mais au moins tous égaux face aux chances de se protéger, sous peine de non assistance à personne en danger.

Justine SERVANT

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