LES SENIORS, LES SENIORS! ET LES JEUNES ALORS?
Branle-bas de combat !
Les entreprises, qui n’auront pas pris de mesures en faveur des salariés âgés au 1er janvier 2010, seront sanctionnées par la Loi.
Dès le 1er janvier 2010, par conséquent, les entreprises françaises devront justifier d’un plan d’action ou d’un accord relatif à l’emploi des salariés âgés.
Deux études, la première de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Paris (CCIP), et la seconde du cabinet Mercuri Urval, montrent chacune à leur façon que les entreprises françaises sont insuffisamment préparées.
Selon les résultats de l’enquête menée par la CCIP qui a interrogé les entreprises franciliennes, 56% d’entre-elles, toutes entreprises confondues, se déclarent favorables à cette nouvelle réglementation.
Parmi les entreprises de plus de 300 salariés, elles sont 72% à se déclarer favorables à la nouvelle Loi. Sans doute, pensent les analystes, parce que ces dernières sont plus nombreuses à disposer d’outils RH spécifiques au Management des seniors.
Soit dit en passant, ne peut-on pas affirmer la même chose s’agissant des personnes handicapées, et de la diversité en général ?
Selon l’étude menée par Mercuri Urval, auprès de 95 entreprises, 33% d’entre-elles ont déclaré ne pas avoir de priorités en matière d’emploi des seniors ou n’ont pas répondu au questionnaire.
Le moins étonnant dans cette étude n’est pas qu’une entreprise sur 10 estime ne pas détenir les informations suffisantes sur le décret du 20 mai 2009. Ah bon !
On note, par ailleurs, selon cette étude, que 25% perçoivent la Loi comme une obligation difficile à mettre en place.
Or, si la situation des seniors en France est certes préoccupante, il faut tout de même raison garder.

Car, le chômage frappe d’abord les jeunes, et il les frappe d’autant plus durement en temps de crise.
Selon l’Observatoire des Inégalités, le nombre de chômeurs a progressé entre juin 2008 et juin 2009, de 18,7 % en moyenne, soit 571 900 chômeurs.
Entre juin 2008 et juin 2009, la hausse était de 42 % chez les jeunes hommes, victimes notamment de l’interruption de nombreux contrats d’intérim.
« Ce sont les jeunes hommes de moins de 25 ans qui sont tout particulièrement touchés avec une hausse de 42 %, soit plus du double de la moyenne de l’ensemble. Chez les jeunes femmes, l’augmentation est moins forte (+ 18 %) mais représente le double de celle de leurs aînées (25 ans et plus). » (Observatoire des Inégalités, 26 septembre 2009).
« En raison de leur inexpérience, mais aussi de leur arrivée dans une période plus difficile où chacun s’accroche à son emploi. Même avec des salaires inférieurs, l’entrée dans le monde du travail reste un parcours d’obstacles, souvent fait de stages nombreux et de périodes de précarité (intérim, CDD, etc.). Les jeunes hommes sont plus touchés (24,7 %) que les jeunes filles (22,8 %). » (Observatoire des Inégalités, 3 octobre 2009).
A quand une Loi sur l’Emploi des Jeunes ?
avril 29th, 2010 Ã 10:27
L problématique soulevée est très interesante. d’un pouint de vue egoiste je me demande d’abord pourquoi s’acharner à vouloir employer des personnes ayant déjà fait leurs expériences du monde du travail or que tout plein de jeunes diplomés ou non, cherchent sans relache à s’y intégrée?
Mais le fait d’être senior ne doit pas représenter un handicap. Au contraire c’est une sorte de valeur ajoutée, qui manque souvent aux jeunes débutants.
Mais pour pallier à une sorte de discrimination et accroitre l’égalité des chances l’Etat devrait etudier la question d’une réforme sur l’emploi des jeunes aussi.