BUSINESS GAME et RSE

A l’heure où les entreprises se concurrencent sur le marché de l’emploi afin de recruter et fidéliser les Jeunes Diplômés des Grandes Ecoles et Universités,  une denrée de plus en plus rare au regard des enjeux économiques, le BUSINESS GAME - ou Jeu d’Entreprise – semble avoir le vent en poupe.

Outil informatisé utilisant une pédagogie basée sur l’implication des participants - interactivité, émulation, apprentissage inductif et accéléré -, le Business Game est un concept permettant aux entreprises de confier une mission fictive à un groupe d’étudiants pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et à ces derniers de faire montre de leur talent.

Tant pour les étudiants que pour l’entreprise les enjeux sont de taille puisque, à l’issue de la mission, le recruteur doit au regard de leurs résultats élire les meilleurs d’entre-deux.

Centré sur les champs du marketing, de la stratégie ou de la technique, le Business Game constitue un test réaliste, pragmatique, presque grandeur nature, c’est à dire  proche des activités de l’entreprise ; il  permet ainsi aux étudiants de découvrir l’entreprise de l’intérieur. Comme si on y était.

Qu’il s’agisse de gérer une entreprise, de créer un produit, ou de conduire un projet, les étudiants candidats à l’embauche sont notamment appelés à démontrer leurs capacités à prendre des décisions, et à mettre en évidence leur sens de l’organisation et leurs aptitudes à travailler en équipe.

On n’est pas surpris d’apprendre qu’un nombre croissant de grandes entreprises s’y intéressent ; et on estime à une cinquantaine environ le nombre de Business Game, aujourd’hui, en France.

Comparé au process de recrutement classique, le Business Game permet aux étudiants de valoriser leurs potentialités, ainsi que leurs compétences originales et transverses, parfois atypiques.

Outre leur aspect ludique attractif, et leur Ă©tat d’esprit convivial, il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que les Business Game jouissent d’une immense faveur auprès des Ă©tudiants des Grandes Ecoles et des UniversitĂ©s.

Pour ne mentionner que  le secteur bancaire, BNP Paribas et la Société Générale ont développé chacune leur Business Game.

La première a lancĂ© ACE MANAGER destinĂ© Ă  renforcer sa notoriĂ©tĂ© dans les universitĂ©s mondiales, un jeu international accessible Ă  tous les Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur, niveau Bachelors  et Masters de moins de 26 ans. L’ambition de BNP Paribas Ă©tant de devenir une des marques employeurs privilĂ©giĂ©es des Ă©tudiants Ă  travers le monde.

Mais c’est surtout, du point de vue de la RSE, le Business Game développé par la Société Générale, sur lequel il nous parait intéressant de nous attarder.

La Société Générale a mis, avec CITIZEN ACT, les étudiants au défi «d’inventer la Banque de Demain ».

CITIZEN ACT a déjà réussi a mobiliser plus de 600 étudiants d’une trentaine de pays différents, dont les Etats-Unis, la Chine, le Brésil, et la Russie, et cela sur cinq continents en 2008.

La quatrième édition, CITIZEN ACT IV, s’ouvre maintenant à de nouveaux pays, parmi lesquels le Cameroun et la Côte d’Ivoire.

CITIZEN ACT a été distingué par la Fondation EFMD (European Foundation for Management Development), qui compte dans ses rangs plus de 700 organisations membres issues des milieux universitaires, des affaires, de services publics ou de consultants,  représentant 82 pays.

BasĂ©e Ă  Bruxelles, EFMD est un forum d’Information, de  Recherche, de RĂ©seautage et de dĂ©bat sur l’innovation et les meilleures pratiques en matière de perfectionnement des cadres.

CITIZEN ACT ambitionne d’être un incubateur d’idées. Remarquons, qu’il a notamment permis de lancer des programmes de Cartes Co-Brandées, d’Eco-crédit, ou encore de créer une fondation pour les jeunes défavorisés.

C’est l’équipe française de HEC qui a gagné la finale de CITIZEN III, avec son projet de microcrédit ; elle a imaginé un Site Internet afin de développer le microcrédit sur le modèle « peer to peer » ; l’idée étant de permettre aux clients de la Société Générale de choisir et d’investir dans des projets  de micro-entrepreneuriat.

Le deuxième prix a Ă©tĂ© remportĂ© par l’Ă©quipe chinoise de Tsinghua University, rĂ©compensant son projet Ă©coresponsable; elle a proposĂ© d’installer un logiciel dans les distributeurs de billets, afin de permettre aux particuliers de faire des dons de faible montant au bĂ©nĂ©fice de projets Ă  but non lucratif.

Le troisième prix est allĂ© aux Ă©tudiants algĂ©riens de l’Ecole SupĂ©rieure de Banque ; ils ont proposĂ© la mise en place d’un Ă©colabel afin de rĂ©compenser les entreprises Ă©coresponsables selon des critères qualitatifs et quantitatifs ; l’entreprise qui est bien notĂ©e pourrait emprunter Ă  des taux prĂ©fĂ©rentiels.

La RSE n’est ni un concept, ni une démarche figé, bien au contraire.

L’Innovation sous toutes ses formes, technologique, managériale, organisationnelle, culturelle, ou financière, est au cœur de ses pratiques.

Les étudiants des Grandes Ecoles et des Universités, notamment, en France et par le monde, sont là pour le prouver.

Un commentaire pour “BUSINESS GAME et RSE”

  1. Franck La Pinta dit :

    bonjour,
    un grand merci pour cet article sur notre business game Citizen Act. Nous essayons effectivement d’Ă©largir les pays et les Ă©coles participantes. Simplement pour complĂ©ter votre article, un des Ă©lĂ©ments essentiels de la mĂ©canique du jeu est de demander aux Ă©quipes d’animer un wiki blog pour assurer la promotion de leur projet, afin notamment de dĂ©velopper des usages professionnels des medias sociaux.

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