LA CONVENTION INTERNATIONALE SUR LES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES
13 dĂ©cembre 2006 - L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) adopte la Convention relative aux droits des personnes handicapĂ©es.Â
Saluée par de nombreux États Membres comme une « victoire pour les Droits de L’Homme », la Convention et son Protocole facultatif sont ouverts à la signature au Siège de l’ONU, à New York, le 30 mars 2007.
3 mai 2008 - L’ONU célèbre l’entrée en vigueur de la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées.
 « Pour 650 millions de personnes dans le monde affectĂ©es par un handicap, cela augure d’une nouvelle ère au cours de laquelle les personnes handicapĂ©es ne seront plus soumises Ă des pratiques et des attitudes discriminatoires qui durent depuis bien trop longtemps», a dĂ©clarĂ© le vice secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU, Mark Malloch Brown ; et de rappeler que « trop souvent les personnes handicapĂ©es ont Ă©tĂ© des objets de gĂŞne et au mieux de condescendance et de charitĂ© ».
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) se fĂ©licite pour sa part que « le premier traitĂ© sur les Droits de L’Homme du XXIème siècle souligne expressĂ©ment la vulnĂ©rabilitĂ© des enfants handicapĂ©s ».
Cette Convention interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutement, de promotion et de conditions de travail.
Soyons toutefois prudents, car bien que cela représente une avancée considérable en matière des Droits de L’Homme, cela ce signifie pas pour autant que les obstacles et autre misères vont comme par enchantement disparaître de la vie quotidienne des personnes handicapées. Loin s’en faut.
A preuve que si 126 des 192 Etats membres de l’ONU ont dĂ©jĂ signĂ© la Convention, seuls 71 pays ont signĂ© et 13 d’entre eux ont ratifiĂ© une annexe autorisant des groupes ou des individus Ă signaler Ă l’ONU toute violation de la convention par leur gouvernement.
Mais ne boudons tout de même pas notre joie, d’autant qu’une bonne nouvelle ne venant jamais seule, on apprend que La Nouvelle-Zélande est honorée pour son rôle en faveur des personnes handicapées.

Elle vient de recevoir le Prix international Franklin Delano Roosevelt de l’action pour les handicapĂ©s, créé en 1995.
Décerné par le Secrétaire général Ban Ki-moon au Gouverneur général de la Nouvelle-Zélande, cette récompense vient honorer ce grand pays océanien pour sa « stratégie globale sur le handicap ».
N’a-t-il pas adopté le langage des signes Néo-Zélandais comme troisième langue officielle en 1996, après l’Anglais et le Maori ?
Or, pour ne parler que d’eux, bien que la langue des signes soit devenue leur mode de communication le plus courant, les sourds du monde entier continuent de se heurter Ă des obstacles, de deux ordres essentiellement.
Le premier Ă©tant prĂ©cisĂ©ment la difficultĂ© de faire connaĂ®tre et respecter leur culture au mĂŞme titre que n’importe quelle autre culture – d’oĂą la portĂ©e considĂ©rable de l’initiative NĂ©o-ZĂ©landaise - et le second concerne la communication entre les sourds d’oĂą qu’ils viennent.Â
Et on ne le sait pas forcément, il existe autant de langages des signes que de langues vivantes.