Chargé de mission RSE, quelles compétences ?

Les objectifs du développement durable, les métiers de la RSE dont celui de chargé de mission RSE suscitent de fortes attentes mais aussi des vocations, et il est réjouissant de voir tant de professionnels et de jeunes diplômés s’y intéresser et s’y investir.

Le potentiel de création d’emplois lié à la croissance verte est selon certains experts évalué à plusieurs centaines de milliers.

Parmi les métiers générés par la croissante verte – dont juriste en droit de l’environnement, auditeur en responsabilité sociale, chargé de mission Agenda 21, déontologue, acheteur, conseiller en environnement, technicien de traitement des déchets, ou ingénieur environnement – le poste de chargé de mission RSE semble recueillir les faveurs des jeunes diplômés.

Dans leur recherche d’emploi, une majorité d’entre eux met l’accent sur l’importance qu’ils accordent au comportement éthique de l’entreprise.

L’enthousiasme qu’ils manifestent pour les métiers de la RSE et celui de chargé de mission RSE en particulier ne devrait pas empêcher ceux qui souhaitent leur apporter aide et conseil de tempérer leur ardeur, et de les mettre en garde contre les fausses apparences et les faux espoirs.

Compétences pluridisciplinaires

Garant de la politique et de l’engagement de développement durable de l’entreprise, le chargé de mission RSE évalue l’impact des activités de celle-ci au plan environnemental, sociétal, et économique ; il participe à la conception et la mise en œuvre d’une stratégie globale avec des objectifs précis et mesurables à atteindre.

Le chargé de mission RSE est doté de compétences pluridisciplinaires, en termes de savoirs – connaissance des différentes conceptions de l’entreprise socialement responsable, dans ses dimensions éthiques, politiques, juridiques, sociales, environnementales, financières, marketing et commerciales – ; savoir-faire – réalisation de diagnostics, conduite du changement, management transversal notamment – ; et savoir-être – dont l’intelligence émotionnelle et les capacités relationnelles et sociales (soft skills).

Il mène une action transversale et déploie un plan d’actions à tous les échelons de l’entreprise et dans toutes ses activités. La RSE étant un levier de changement, le chargé de mission RSE en maîtrise la méthodologie, les outils et techniques. Pour ce faire, il pilote en étroite collaboration avec la direction des ressources humaines des actions de sensibilisation, de formation, et de conseil auprès des collaborateurs et salariés. Il collabore à l’élaboration du rapport développement durable et valorise en interne et externe les résultats obtenus.

Considérations éthiques

Il connaît les problématiques liées aux démarches qualité, hygiène et sécurité, il est familiarisé avec le droit de l’environnement et les référentiels nationaux, européens et internationaux du développement durable.

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Chargé de mission RSE

 

Doté d’une bonne culture internationale et maîtrisant la langue anglaise, le chargé de mission RSE a de fortes compétences en conduite de projet, communication écrite et orale, communication numérique, mais également pédagogiques.

Le chargé de mission RSE est un médiateur et un facilitateur susceptible de faire évoluer les habitudes et les pratiques managériales de l’entreprise. Son leadership est mis à rude épreuve.

 

Même après tout cela, le chargé de mission RSE n’est pas au bout de ses peines. Pour être crédible, il est recommandé de s’initier à la méthodologie d’amélioration des performances, « Six Sigma », soit l’élimination de la variation et des défauts, et des chances de variation et de défauts dans les processus. On peut l’utiliser dans tous les domaines, pour améliorer les process, les produits et les services, réduire les coûts et améliorer la qualité. Six Sigma est un changement de culture avec à la clé de réels résultats financiers.

Le rêve est à portée de main. Le chargé de mission RSE doit se préparer à affronter le dernier obstacle et la dure réalité : ce ne sont pas les considérations éthiques qu’affectionne le dirigeant, mais celles relatives au retour sur investissement : réduction des coûts, gestion des risques, valorisation de la réputation.

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