De nombreux cadres et dirigeants éprouvent des difficultés à communiquer en anglais en situation professionnelle, ce qui nuit à leurs responsabilités, entrave leur ambition, projet, ou évolution de carrière, voire peut ternir leur image et légitimité.

Les difficultés que les cadres et dirigeants rencontrent ne sont pas à proprement parler liés à l’apprentissage de l’anglais, mais relèvent de ce que la psycholinguistique nomme le comportement verbal.

Lorsque je rencontre des cadres et dirigeants en demande d’un coaching linguistique, je commence mes entretiens préliminaires en français.

Premier exercice, je leur demande d’auto-évaluer leur niveau d’anglais, à partir d’une grille d’évaluation que je leur soumets, basée sur cinq critères – écouter, lire, prendre part à une conversation ou une réunion, s’exprimer oralement en continu, écrire.

Les cadres et dirigeants ont, pour la plupart, tendance à surestimer ou sous-estimer leurs compétences linguistiques, parce qu’ils manquent de critères et d’indicateurs pertinents.

Critères et indicateurs

Puis je commence à procéder à ma propre évaluation, à partir des méthodes que j’ai développées au cours de mes recherches. L’une d’entre elles consistant, à ce qu’à un moment donné, sans crier gare, je me mets à leur parler en anglais.

Je les prends par surprise, non pas pour les déstabiliser mais pour évaluer leur réactivité, leur capacité à gérer leur stress et leurs émotions, à passer d’un idiome à un autre, d’un cadre de référence à un autre, d’une logique à une autre, à changer de représentations, et prendre du recul par rapport à leur langue maternelle.

communiquer en anglais

La comparaison des résultats des deux évaluations, celles du coaché et du coach, permet de mesurer les écarts, et de mettre en œuvre les actions correctives.

C’est sur cette base, et sur elle seulement, qu’une approche personnalisée et qu’un programme d’apprentissage ou de perfectionnement peuvent s’établir.

L’art du coaching linguistique consiste, avant toute chose, à guider le coaché vers la prise de conscience de son profil linguistique et la visualisation de son parcours pédagogique.

Habitudes linguistiques

N’est-ce pas ainsi que cela se passe en situation professionnelle ? On ne se sait jamais, ou presque jamais, à quel moment on va être en situation professionnelle de devoir communiquer en anglais. Et on n’est jamais assez bien préparé, ni assez confiant.

D’où la nécessité de procéder à de nombreuses et intenses séances de training, de mises en situation professionnelle : prise de parole en public, techniques de négociation, présentation d’un projet, management interculturel, management de projet, ou conduite de réunion.

L’apprentissage d’une langue étrangère s’inscrit dans la conduite du changement, c’est un aspect fondamental de la pédagogie pourtant ignoré ou méconnu. Le coaché doit changer ses habitudes linguistiques.

Conduite du changement

La difficulté de la conduite du changement réside dans le passage à l’acte. Les chercheurs considèrent que dans le changement de comportement l’amorce est l’étape la plus importante, et que les obstacles sont l’inertie et l’indifférence dues aux habitudes contractées au cours de la vie.

On aura compris que le coaching linguistique ne peut pas être dispensé par un animateur en langues vivantes, mais par un consultant international.

Le changement de comportement n’est pas un phénomène qui suit une progression linéaire, c’est un processus complexe semé d’embûches, une rupture avec la trajectoire d’une personne.

Le changement d’habitudes linguistiques porte sur l’audition, l’articulation, la perception, et la conceptualisation.

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