La crise sanitaire du Covid-19 nous montre que la gouvernance mondiale n’est pas à la hauteur des risques systémiques qui mettent en danger l’humanité, parce qu’elle tend à se focaliser, pour l’essentiel, sur les risques financiers.

Toute crise affectant des centaines de milliers ou millions d’êtres humains est un révélateur, un marqueur de l’Histoire, et de notre histoire personnelle, un événement à jamais gravé dans notre mémoire.

C’est parce qu’elle nous transforme en profondeur, qu’une crise collective est indélébile. La crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui n’échappe pas à cette règle.

Apprendre à vivre autrement « grâce » à l’adversité, ou continuer de vivre « malgré » l’adversité, seront deux alternatives lors de la sortie de la crise sanitaire du Covid-19, auxquelles nous devrions dès à présent commencer à réfléchir et à nous préparer.

Traumatisme

Exception faite, peut-être, des personnes ayant connu une tragédie collective due aux affres de la guerre ou consécutivement à une catastrophe naturelle, peu de gens se souviennent n’avoir jamais connu un traumatisme analogue à celui que nous vivons aujourd’hui.

Crise sanitaire du Covid-19

La crise sanitaire du Covid-19 frappe l’esprit, par sa soudaineté, son immédiateté, son caractère inattendu, sa violence. Sa capacité à perdurer, et la rapidité de sa propagation, rendent perplexe. Nous n’avons pas été préparés à un malheur d’une telle ampleur et amplitude. Et pourtant.

Nombre d’institutions internationales et de centres de recherche, experts en matière d’étude prospective, dresse chaque année la liste des risques mondiaux afin de mettre en œuvre les moyens et ressources permettant de mieux les anticiper et les contrer. On cherche en vain dans les risques identifiés, la mention d’une quelconque menace épidémiologique.

Risques mondiaux

Le World Economic Forum, par exemple, annonçait le 20 janvier, que pour 2020 les risques mondiaux seraient dominés par l’environnement, les pressions géoéconomiques et politiques, et les questions liées au climat.

S’il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences transformationnelles que la crise sanitaire du Covid-19 va opérer sur la société humaine dans son ensemble, nos modes de vie et nos projets sur le long terme, force est de constater qu’elle est vécue globalement comme un traumatisme psychique, social, politique, économique.

Nouveaux horizons

D’autant que, face au traumatisme, nous ne sommes pas tous égaux. Les psychiatres ou les psychologues cliniciens, nous disent que la résilience est notre réponse à l’adversité et au malheur.

La résilience est la manière dont chacun de nous réagit à l’adversité et au malheur, en fonction de ses ressources propres, de sa personnalité, de son environnement socio-professionnel et affectif, et des épreuves qu’elle ou il a traversées au cours de sa vie.

On peut toujours faire quelque chose face aux événements douloureux qui nous échoient, ne serait-ce qu’en changeant de regard sur notre situation.

Étant entendu, que rien ne sera possible, à moins d’une part que ne se développent et s’intensifient les liens sociaux, les actions de partage, les élans de solidarité, les attitudes d’empathie, d’autre part qu’on ne tire les leçons du déficit de gouvernance mondiale des risques en matière de pandémie.

Puisse chacun de nous, être en mesure de tirer profit de cette expérience traumatique pour rebondir, et explorer de nouveaux horizons.

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