Embellie pour les Métiers de la RSE et du Développement Durable

Si l’intégration des politiques RSE et du développement durable à la culture et la stratégie des entreprises est à la peine et la traîne, force est de constater que cela est encore plus vrai s’agissant des métiers de la RSE et du développement durable.

Tant les jeunes diplômés à la recherche d’un premier emploi dans les métiers de la RSE et du développement durable, que les professionnels et les consultants, reconnaissent que les opportunités de carrières ou de missions ne sont pas légion.

Mais selon l’étude sur les métiers de la RSE et du développement durable (« The State of Sustainability Profession 2018 ») menée par CSR Europe, la plateforme RSE de l’Union Européenne, en partenariat avec le site d’informations GreenBiz, auprès de 521 grandes entreprises internationales, la tendance lourde qui semble se dégager ces dernières années dans l’implémentation de la RSE et du développement durable se caractérise par un net changement d’attitude.

Les entreprises affirment leur intention de passer d’un positionnement tactique – c’est à dire défensif et opportuniste – centré sur le reporting et les relations avec les parties prenantes, à une vision stratégique centrée sur la conduite du changement et l’innovation.

Leurs besoins en termes de compétences de collaborateurs internes ou externes sont appelés à évoluer. Exit les généralistes, les experts et les spécialistes de tout bord sont les bienvenus.

Cela s’appelle une embellie. Les métiers de la RSE et du développement durable devraient profiter de cette attitude nouvelle.

Attentes des clients et investisseurs

métiers de la RSE et du développement durableD’autant que les attentes des clients et des investisseurs se font de plus en plus pressantes.

A la question de savoir quelles sont les raisons pour lesquelles l’engagement RSE et développement durable est susceptible de se renforcer, voire de devenir une priorité stratégique, les attentes des clients et des investisseurs arrivent en tête, devant l’implication du dirigeant, l’allocation de ressources financières plus importante, et la pression concurrentielle.

Autre raison d’espérer, l’étude montre que les entreprises prennent peu à peu conscience du manque de légitimité de leurs politiques sociétales et environnementales, en partie lié à un déficit de leadership.

Pour pallier cette lacune, les entreprises recrutent des cadres supérieurs formés aux métiers de la RSE et du développement durable, dotés de fortes compétences communicationnelles, décisionnelles, organisationnelles.

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