A l’heure de l’accélération du processus de globalisation, les enjeux et les défis linguistiques à relever ont radicalement changé, il n’est plus seulement question de maîtriser une langue étrangère, l’anglais en l’occurrence, mais les compétences relatives à la communication interculturelle.

Ce qui s’impose aujourd’hui, c’est la nécessité d’évoluer et de travailler dans un environnement interculturel.

La communication interculturelle, c’est ce qui se produit lorsque des personnes appartenant à deux ou plusieurs groupes culturels différents interagissent ou s’influencent les unes les autres, soit directement en personne, soit indirectement.

Culture internationale

Les raisons du déficit de maîtrise de la communication en anglais de nombre de nos élites, cadres et dirigeants, sont plus profondes qu’on se plaît à le reconnaître.

Le manque de culture internationale ou d’ouverture à l’international, ainsi que les résistances culturelles historiques de la société française au processus de globalisation, sont à blâmer.

Dans un environnement interculturel, les seules compétences linguistiques liées à la communication en anglais ont vite fait de montrer leurs limites.

Communiquer avec une personne issue d’une autre culture, en situation professionnelle ou pas, nécessite bien plus que la maîtrise des règles grammaticales et d’un vocabulaire de base.

communication interculturelle

Les compétences interculturelles relèvent d’une part de l’intelligence émotionnelle, d’autre part de plusieurs types de savoirs :

Le savoir « générique » (connaissance d’une culture); le savoir « comprendre » (aptitude à l’interprétation et aux contacts); le savoir « apprendre » (aptitude à la découverte et à l’interaction); le savoir-être (curiosité/ ouverture d’esprit), le savoir « s’engager » (aptitude à la réflexion critique sur le plan culturel).

Compétences opérationnelles

L’observation, l’écoute, l’évaluation, l’analyse, l’interprétation, l’aptitude relationnelle, l’adaptabilité, la résilience psychologique, l’aptitude à ne pas porter de jugement, la gestion du stress, la métacommunication (l’aptitude à communiquer sur la communication, en se plaçant à l’extérieur d’une relation pour réfléchir à ce qui s’est passé ou va se passer), voilà quelques une des compétences opérationnelles clés de la communication interculturelle, afin d’être en mesure de :

  • S’exprimer en fonction de la situation des différents interlocuteurs ;
  • Se faire comprendre en tenant compte du cadre de références de ses interlocuteurs ;
  • Prendre du recul par rapport à sa propre culture ;
  • Accepter les valeurs et les représentations de ses interlocuteurs ;
  • Être capable d’utiliser la gestuelle à bon escient ;
  • Être capable d’intégrer la communication non verbale.

Il s’agit également de s’initier aux fonctions de la culture, et de se familiariser avec les concepts de culture traditionnelle et de culture moderne, au travers d’exercices portant sur la perception – les premières impressions – , les stéréotypes et les préjugés culturels, ou encore sur les dimensions structurantes des différences culturelles dans le management. (« La communication linguistique » in «Guide de la formation et du développement professionnel», éd. Retz, 2006).

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