Pour les professionnels d’entreprise, le confinement n’est pas nécessairement du temps perdu, mais du temps retrouvé. La RSE des cadres et dirigeants, en particulier, va connaître un renouveau et un nouvel essor.

Le confinement offre aux cadres et dirigeants la rare occasion de prendre du recul, de se ressourcer, se recentrer, et retrouver le sens des vraies valeurs.

Lire ou relire ses classiques sur le développement durable et la RSE, optimiser ses connaissances et compétences, se forger une culture forte. Ils en auront bien besoin.

Voici venu le temps de réfléchir à l’après-crise, de se poser la question de la résilience de l’entreprise. Qu’est-ce qu’une entreprise responsable ? Qu’est-ce qu’une entreprise durable ?

François Vallaeys a  écrit (« Pour une vraie responsabilité sociale » Presse Universitaire de France, 2013) : « La responsabilité sociale des entreprises avance, mais elle piétine. Elle n’est pas transformatrice des pathologies sociales et environnementales de l’économie. »

Où le philosophe tend à montrer que la RSE des cadres et dirigeants est une responsabilité différente des responsabilités individuelle et collective traditionnelle, car il s’agit d’une responsabilité pour les impacts attachés aux actes, et non pour les actes eux-mêmes.

Aubaine

Il ne fait pas de doute, qu’à l’aune des conséquences de la crise du coronavirus Covid-19, la responsabilité de l’entreprise, sa finalité et sa raison d’être, vont faire l’objet d’une attention renouvelée, plus critique, plus soutenue, voire plus intransigeante que jamais.

L’impact de la crise sanitaire et économique du Coronavirus Covid-19 va laisser des traces durables sur la structure, les processus, les activités, les métiers, ainsi que sur les relations qu’elle entretient avec ses parties prenantes internes et externes.

La RSE des cadres et dirigeants

En 2015, l’urgence climatique et la conférence de Paris sur le climat (COP 21) ont représenté une aubaine pour le développement durable et la RSE .

On avait assisté à une mobilisation internationale pour exprimer l’inquiétude et la peur ressenties par les populations, devant les menaces que le réchauffement climatique fait peser sur la santé et la vie humaine, la biodiversité, l’environnement, et les écosystèmes.

Et on a vu, en 2019, la jeunesse mondiale pour le climat se mobiliser. L’ampleur, le dynamisme, et la radicalité de ce mouvement avaient surpris tout le monde. Les entreprises n’avaient pas tardé à mesurer le danger qu’il représentait pour la croissance et la légitimité de leurs activités.  

Fondements de la RSE

Bien qu’elle lui soit étroitement associée, la crise sanitaire et économique du Covid-19 que nous vivons aujourd’hui, n’est pas de même nature que la crise climatique.

Gageons qu’elle risque néanmoins d’exacerber davantage la défiance à l’encontre des élites, des gouvernants et des organisations. La RSE des cadres et dirigeants va être mis à la question.

L’après-crise du Covid-19 ne pourra s’effectuer sans accrocs pour l’entreprise, à moins d’une remise à plat des fondements de son engagement en faveur du développement durable et de la RSE.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *