« Le monde d’après » vocable à la mode et concept fourre-tout est sur toutes les lèvres, au point qu’il suscite des attentes fortes, voire une immense vague d’espoir, quant à l’avenir de la RSE, des objectifs de développement durable, et de la lutte contre les dérèglements climatiques.

D’aucuns caressant l’idée de les voir occuper une place centrale dans l’immense tâche de reconstruction, et de relance de l’économie, des activités de l’entreprise, de la société civile.

Après tant de décennies d’atermoiement, de doute, et de désillusion, on voudrait croire que l’avenir de la RSE intégrée à la stratégie de l’entreprise, et ancrée à la culture organisationnelle, est tout tracé

Attentes et espoir entretenus par les entreprises elles-mêmes qui semblent rivaliser d’intentions, de déclarations, et autres tribunes, affirmant haut et fort que « le monde de demain ne doit pas ressembler pas au monde d’hier ».

Déferlante RSE

Les entreprises doivent sans tarder prendre des engagements, et mettre en place des actions pour avoir un impact positif sur la société, entend-on dire.

Où il est notamment question du « bien commun comme vecteur de performance», et de RSE « source de création de valeur partagée, devant être portée par la direction elle-même ».

Va-t-on assister à une déferlante RSE comme le monde de l’entreprise n’en a jamais connue auparavant ? Voire !

L’après Covid-19 sera-t-il un tournant pour l’avenir de la RSE ? «Les leçons que nous a enseignées la crise sanitaire » vont-elles changer notre manière de conduire l’économie, nos modes de comportement et de consommation, et la pratiques des affaires ?

Les médias, les billettistes, les directeurs de la RSE et du développement durable, les personnalités politiques rivalisent de formules percutantes autant que séduisantes : « déconfinons la RSE », « la crise sanitaire nouveau pilier RSE », ou «la RSE indispensable outil du monde d’après».

Marchés financiers

Avenir de la RSE

La civilisation durable, responsable, écologique que beaucoup appellent de leurs vœux est -elle à portée de main?

Prenons garde que cette inflation de promesses et d’injonctions ne génère une bulle spéculative.

La spéculation consiste à faire des choix qui engagent sur le futur, en anticipant certaines évolutions, et en prenant le risque que ces anticipations ne se réalisent pas.

Le spéculateur attend une rentabilité importante de son engagement, pour rémunérer le risque qu’il prend.

Il n’investit pas, il engage des fonds en vue de revendre et de réaliser une plus-value.

La question de l’avenir de la RSE est bien là. La RSE a besoin d’investissement, mais non pas de spéculation.

Dans le monde d’après, on veut croire que l’avenir de la RSE va se jouer sur des projets d’investissement, et non pas la spéculation des marchés.

« Ils ne savaient pas que la RSE était impossible, alors ils l’ont faite ».

On a le droit de rêver. Plutôt que de voir l’avenir de la RSE se jouer sur les marchés financiers, on ne nous en voudra pas de conjurer ce destin funeste, et de paraphraser l’aphorisme célèbre de l’écrivain américain Mark Twain :

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