La crise du coronavirus ayant mis en évidence l’impréparation et la fragilité de nombre d’entreprises, celles-ci doivent s’appliquer à bâtir ou renforcer leur système de résilience.

Résilience, RSE, et management des risques sont les trois piliers de la prospérité et de la pérennité de l’entreprise.

Les entreprises notamment celles qui n’ont pas été en capacité de faire face efficacement aux impacts sociaux et économiques de la pandémie, ont le devoir de mettre en œuvre une double stratégie.

La première centrée sur le court-terme, restaurer les activités, redonner du sens, refonder les liens humains et les liens de solidarité ; la seconde sur le long terme, bâtir un système de résilience, s’inscrire dans la durée.

Les déterminants d’un système de résilience sont nombreux, parmi lesquels la diversité, l’auto organisation, et l’apprentissage, qui sont les plus souvent cités.

Improbable

La discipline du management des risques vise à identifier, évaluer, prioriser, réduire et contrôler les risques internes, externes, périphériques, et mondiaux les plus redoutés – changement climatique, cybercriminalité, terrorisme international, ou corruption – , qui relèvent du probable.

La crise du coronavirus suggère que les entreprises doivent désormais s’appliquer, autant que faire se peut, à gérer aussi les risques qui relèvent de l’improbable.

Alors que les grandes entreprises et multinationales disposent d’équipes dédiées et spécialisées dans le management des risques, ce n’est pas le cas de beaucoup de PME et d’ETI.

Situation d’autant plus préoccupante que les risques qui inquiètent ces dernières sont, par ordre d’importance, la sanction ou la perte du client, les risques techniques ou opérationnels, les risques industriels, juridiques, fiscaux et informatiques.

Transformations durables

Afin de bâtir un système de résilience, mieux vaut faire appel à l’innovation. Bien que cela semble à première vue paradoxal, la stabilité de l’entreprise passe par la conduite du changement.

Dans une stratégie RSE à court-terme, les actions à mettre en œuvre sont rapides et peu coûteuses, les avantages que l’entreprise en retire se concrétisent rapidement, et les coûts sont simples à mesurer.

Tandis que dans une stratégie RSE à long terme, l’entreprise procède à des changements dans lesquels le retour sur investissement est plus long et difficile à quantifier à l’avance, mais est susceptible en revanche de créer des transformations et de la valeur durables.

Système de résilience
Image : Réseau Entreprise Développement Durable

Bien que stratégies court terme et long terme sont toutes deux nécessaires et indispensables, force est de constater que la plupart des entreprises a tendance à privilégier la première.

Couplage RSE et management des risques

Ce n’est un secret pour personne, que dirigeants, directeurs financiers, et investisseurs ont tendance à écarter les projets produisant une valeur actualisée nette positive à long terme, pour ne pas diminuer le bénéfice trimestriel de l’entreprise.

La résistance au changement, le déficit d’innovation dont l’innovation sociale, le pouvoir autocratique, la centralisation excessive des prises de décisions, sont préjudiciables au système de résilience.

En synergie avec le couplage RSE et développement durable, le couplage RSE et management des risques réunit les conditions optimales pour bâtir un système de résilience.

Encore faut-il accepter l’idée que le couplage RSE et management des risques représente un investissement à long terme, mais dont les retombées sociales, financières et environnementales peuvent être considérables.

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