Après le confinement du Covid-19, l’entreprise devra veiller à refonder, ou renforcer, le lien social RSE avec ses parties prenantes stratégiques, en particulier ses salariés et managers.

Si la résilience individuelle et organisationnelle est mise à rude épreuve durant la période de confinement, il faut s’attendre à ce qu’elle le soit tout autant, bien que sous un registre différent, lorsque la reprise des activités économiques aura sonné.

Force est de constater, que les entreprises qui portaient une attention soutenue au volet et lien social RSE avant la crise du Covid-19, ont été plus réactives, inventives, et solidaires, elles sont su pallier certains impacts négatifs sociaux, psychologiques, économiques parmi les plus déterminants.

« Avec la pandémie, les engagements des entreprises en matière de responsabilité sociale (RSE) sont mis à l’épreuve. Ceux-ci sont scrutés autant par les populations que par les analystes et les politiques. Pour celles qui n’y voyaient qu’un élément annexe ou de communication, le retour de bâton risque d’être rude. Quant aux entreprises engagées dans une démarche sincère, de long terme, elles pourraient y trouver un levier fort de résilience. » (Novethic, « La crise du Covid-19, stress test grandeur nature de la RSE »)

Développement humain durable

Il s’agira notamment de faire évoluer la culture d’entreprise, afin de contribuer au développement humain durable.

Le développement humain durable implique d’agir en faveur de l’implémentation d’une stratégie fondée sur la revalorisation du travail, en y associant les enjeux sociaux et environnementaux.

Le concept de développement humain durable complète et enrichit celui de développement durable.

il intègre le renforcement des capacités d’une génération à l’autre en termes de croissance économique et d’amélioration des conditions de vie, du capital social et du capital humain.

Innovation sociale

L’après confinement va susciter de fortes attentes en matière de lien social RSE, et pourrait générer de la confusion, de l’appréhension, de l’incertitude, un sentiment de perte de repères, voire d’anxiété.

Lien social RSE

L’innovation sociale dont l’objectif principal est la santé, le bien-être des salariés, et la satisfaction de leurs besoins afin d’améliorer la performance globale, devra être conviée aux réflexions, décisions, et actions à mettre en place.

Devenus enjeu tant juridique, qu’économique, financier, et organisationnel, la santé et le bien-être s’inscrivent dans le volet social de la démarche RSE.

L’innovation sociale « non instrumentale » postule que la finalité de l’entreprise est l’invention d’une nouvelle répartition du travail et la prise en compte des intérêts des salariés.

La santé et le bien-être sont des valeurs RSE fédératrices, elles comprennent la qualité de vie au travail, et représentent des leviers managériaux pour donner du sens au travail et de la reconnaissance au travail.

Risques RH


En situation de crise, l’urgence de recourir aux objectifs, principes et valeurs du lien social RSE incombe en particulier à la fonction ressources humaines, en relation étroite avec la direction générale.

Premier actif de l’entreprise, les ressources humaines contribuent de manière significative à la création de valeur, mais selon l’Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise beaucoup ne disposent pas d’indicateurs prédictifs pour évaluer les risques RH.

Qu’ils soient internes, externes, ou périphériques, liés aux risques psychosociaux, aux conditions de travail, à la sécurité et la sureté, ou à l’environnement social, les risques liés aux ressources humaines font souvent figure de parent pauvre du management des risques.

L’identification des risques liés aux ressources humaines est une étape clé, bien que la moins évidente et la plus délicate, dans une démarche de management par la RSE.

Lien social RSE de participation organique

Selon Serge Paugam directeur d’études à l’école des Hautes études en Sciences Sociales, et directeur de recherche au CNRS, il existe quatre types de lien social : de filiation, de participation élective, de citoyenneté, de participation organique.

Chaque type de lien social apporte une forme particulière de protection et de reconnaissance, permettant l’intégration des individus dans la société.

S’agissant du lien de participation organique – entre acteurs de la vie professionnelle – le chercheur dit : « L’expression « avoir un travail » signifie pour les salariés la possibilité de l’épanouissement dans une activité productive et, en même temps, l’assurance de garanties face à l’avenir. On peut donc définir le type idéal de l’intégration professionnelle comme la double assurance de la reconnaissance matérielle et symbolique du travail et de la protection sociale qui découle de l’emploi. »

Ce qui est en jeu, c’est la notion de soutenabilité du travail, laquelle met l’accent sur la santé, le bien-être, les ressources physiques, cognitives, émotionnelles et sociales de l’individu, son environnement technique et écosystémique, et les facteurs de risques psychosociaux qui s’y rattachent : exigences du travail; exigences émotionnelles; autonomie; rapports sociaux et relations de travail ; conflits de valeurs ; insécurité économique.

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