Dans le cadre de leur démarche RSE les entreprises mènent des actions de conseil, d’ingénierie, de formation sur le handicap, mais négligent souvent de prendre en compte les risques de réputation sectoriels liés au handicap.

Les risques de réputation sectoriels liés au handicap ont un impact fort en termes concurrentiels, éthiques, financiers, juridiques, de marque employeur, et de gestion des talents.

Les risques de réputation sectoriels liés au handicap concernent toutes les entreprises petites, moyennes ou grandes, et quel que soit leur type d’activité.

La réputation vise à instaurer la confiance, le respect, la légitimité de l’entreprise, tant en interne qu’en externe.

La réputation est un actif immatériel qu’il faut protéger, entretenir et accroître de façon constante, elle est une cible de choix pour tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ont l’intention de s’attaquer à l’entreprise.

Il existe trois types de risques de réputation sectoriels liés au handicap :

L’e-réputation soit l’image véhiculée ou subie sur internet et les réseaux sociaux ;
• La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) soit les attentes des parties prenantes stratégiques, les clients, les salariés, les fournisseurs et partenaires, les investisseurs, et la société dans son ensemble ;
• La financiarisation, laquelle a permis le basculement de l’économie vers un monde d’information, d’opinion et, par conséquent, de mesure de la réputation.

Le cas de l’industrie hôtelière

S’agissant par exemple des risques de réputation sectoriels liés au handicap de l’industrie hôtelière, un établissement 5 étoiles (catégorie « palace ») est sujet à de nombreuses obligations.

Il doit permettre un accès sans souci aux personnes à mobilité réduite ; indiquer ces informations sur les supports comme internet ou les guides de voyage ; sensibiliser au handicap, installer des équipements spécifiques pour optimiser le confort des personnes handicapées.

risques de réputation liés au handicap

Depuis le 1er janvier 2015, la réglementation impose aux établissements 5 étoiles de prendre en compte tous les types de handicap, dont entre autres les aménagements nécessaires aux personnes handicapées moteur en fauteuil roulant – ascenseurs, dimensions des chambres adaptées.

Afin de mettre en place une stratégie de gestion des risques de réputation liés au handicap, les établissements hôteliers, quelle que soit leur catégorie, peuvent avoir recours à la marque d’État Tourisme & Handicap.

Marché potientiel

Tourisme & Handicap prend en compte les quatre familles de handicaps (auditif, mental, moteur et visuel) et vise à développer une offre touristique adaptée et intégrée à l’offre généraliste.

Cette marque est le fruit d’une collaboration entre plusieurs acteurs, le ministère chargé du Tourisme, les professionnels du secteur, les collectivités territoriales et les associations représentant les personnes handicapées.

Les enjeux de la gestion des risques sont considérables, dans la mesure où le tourisme adapté ou non représente un marché potentiel non moins considérable.

Sait-on que 88% de personnes handicapées partent au moins une fois par an en vacances, que 50% partent plusieurs fois par an ? Et que 80% des personnes handicapées qui voyagent ont recours à un hébergement marchand (contre 33% seulement des touristes en moyenne) ?

Menace et surveillance

Toute entreprise peut être placée sous la surveillance, sous la menace même, des médias, d’internet ou des réseaux sociaux.

On n’a pas l’habitude de voir le handicap associé à la gestion des risques de réputation, cette dernière permet à l’entreprise de s’assurer qu’elle connaît et comprend les menaces auxquelles elle s’expose, de les recenser de façon claire et structurée et de mettre en œuvre un dispositif visant, au mieux à prévenir les sinistres, au pire à en réduire l’incidence.

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